Jeunesse gloutonne, jamais ne jeûne, tout lui est bon : il écure, il évide. Même le vide.
Un homme qui vend du miracle afin d'être adulé n'est qu'un charlatan. Celui qui le lui achète, même s'il n'aboie pas, n'est qu'un chien.
Ah bah maintenant, elle va marcher beaucoup moins bien forcément !
La mort ignore la politesse. Elle ne prend jamais rendez-vous. Mais elle accepte ceux qu'on lui donne.
La fausse sécurité est plus que l'alliée de l'illusion, elle en constitue la substance même.
L'enfance déconcerte souvent la jeunesse, plus éprise d'affirmer sa maturité naissante que de raviver les souvenirs encore proches de l'adolescence.
Et parfois, la scène semble exister davantage que le monde, elle est plus présente que nos vies, plus émouvante et vraisemblable que la réalité, plus effrayante que nos cauchemars.
L'ironie n'est pas seulement une arme ingénieuse, elle est, à l'opposé du respect, qui est stérile, un exercice intellectuel, un entraînement critique à la lucidité.
La science n'est pas une idée fragile. Depuis des millénaires elle est intégrée à l'histoire humaine.
Qu'une femme soit à la fois coquette et dévote, c'est plus que ne peut supporter le plus humble des maris ; elle devrait heureusement choisir entre les deux.
Vitupérer la jeunesse est chez les adultes une nécessité hygiénique et favorise la circulation du sang.
Comme une faute ouvre souvent le pas à une autre, quelquefois aussi elle sert d'instruction à l'homme.
Los Angeles affiche partout le rêve du bien manger et du mieux vivre, comme en témoignent les publicités qui mettent en scène des stars glorifiant tel ou tel régime alimentaire, mais surtout elle a fait des substituts et des compléments alimentaires une des inventions les plus lucratives de notre époque.
Un vrai génie admet qu'il / elle ne sait rien.
L'architecture n'est plus un caprice, un luxe ou une calamité, elle devient, édifiée dans le béton, l'acier ou les réseaux, notre terre.
Le monde est finalement sauvé par un petit nombre d'hommes et de femmes qui ne lui ressemblent pas.
Quand le peuple ne subit pas, quand il veut discuter, c'est l'épaisse poussière de la bêtise qui s'élève. On lui fait des discours, on ne cause pas avec lui.
L'écriture, pas moyen de l'empêcher d'aller où elle veut.
Il n'y a qu'une souffrance, une seule, il n'en existe autre qui lui soit comparable. C'est de ne pas être libre de disposer de soi-même!
Nous oublions souvent de sentir la magie du moment présent et pourtant, c'est elle qui bâtit le scénario de notre vie.
Les idées défendues par nos aînés méritent d'être rappelées à une jeunesse qui est un peu perdue aujourd'hui.
Je sais que ma naissance est un hasard, et cependant, dès que je m'oublie, je me comporte comme si elle était un événement capital.
La destinée ne vient pas du dehors à l'homme, elle sort de l'homme même.
La colère est comme la glace : elle fond à la première chaleur.
Quand j'étais jeune j'ai toujours été accueilli très chaleureusement par mes aînés mais je n'ai jamais compris pourquoi ils acceptaient de se faire emmerder par des petits cons.
Dieu a mis un art secret dans les forces de la nature pour lui permettre de se façonner du chaos en un système mondial parfait.
Se voir demander un autographe procure une sensation ambiguë. Il y a une satisfaction faite d'une vanité un peu grasse. La demande agace si elle est trop importante, et vexe si elle s'éteint.
L'imagination ne peut pas être au pouvoir, elle est même pas dans la rue.
L'homme civil veut que les autres soient contents de lui, le solitaire est forcé de l'être lui-même ou sa vie lui est insupportable.
Dieu se réserve à lui seul les choses d'en haut ; il partage avec vous les choses d'en bas.
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