Le dernier refuge de la pensée gnostique, ce sont les fantasmes de la schizophrénie.
La plus grande faiblesse de la pensée contemporaine me paraît résider dans la surestimation extravagante du connu par rapport à ce qui reste à connaître.
Quand on est convaincu que quelqu'un se trompe, que cette personne refuse de discuter, d'apporter des preuves en alléguant que tout à chacun à le droit de penser comme il veut - on ne peut pas être tolérant. Liberté de pensée ne signifie pas liberté d'errer et de divaguer.
Une pensée originale vaut mille citations stupides.
Il n'y a rien de bon ou de mauvais mais la pensée le rend ainsi.
La plus grande gloire pour un vieillard est de se voir aimé pour lui-même. Il a ainsi passé avec succès son dernier examen.
La médecine doit avoir le dernier mot et lutter jusqu'au bout pour empêcher que la volonté de Dieu soit faite.
Au théâtre, je donne tout. Je ne joue pas simplement pour le spectateur du premier rang, je joue aussi pour celui qui est au dernier rang du quatrième balcon. Il faut que je donne, que j'envoie, que je projette vocalement et gestuellement. Au cinéma, je n'ai rien à faire.
Loin que nous entretenions l'absurde pensée d'anéantir la religion, l'éducation, la propriété, le travail et les arts quand nous demandons que l'Etat protège le libre développement de tous ces ordres d'activité humaine, sans les soudoyer aux dépens les uns des [...] ► Lire la suite
Toutes les croyances procèdent de la pensée mythique quand même elles se réclameraient de sa fin. Et c'est par leur mise en scène que lesdites croyances acquièrent les différences qui les distinguent.
Le ralliement de la gauche à la logique du marché et à la mystique de la croissance l'a conduite à croire que l'avènement d'une société plus juste exigeait que les sociétaires soient arrachés à leurs appartenances traditionnelles, qui font obstacle [...] ► Lire la suite
Celui qui rit le dernier rit le mieux.
Voici la morale parfaite : vivre chaque jour comme si c'était le dernier ; Ne pas s'agiter, ne pas sommeiller, ne pas faire semblant.
Les idées sont à tout le monde. Elles ne deviennent pensée qu'intégrées à la cohérence d'un être.
Le noir est le refuge de la couleur.
Le songe est peut-être à l'être humain ce que les cavernes sont à la terre : le refuge d'une mémoire qui s'invente au fur et à mesure.
Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.
Il n'y a pas de pensée sans corps, mais en même temps, il n'y a pas non plus de corps sans pensée.
La pensée doit commencer par un refus de la vie. La première pensée claire, c'est la pensée du néant.
La politique ? Une colonne, deux phrases, un gros titre ! Et tout se volatilise ! La tête finit par vous tourner à un tel rythme sous le matraquage des éditeurs, diffuseurs, présentateurs, que la force centrifuge fait s'envoler toute pensée inutile, donc toute perte de temps !
La devise des mousquetaires était : "Un pour tous, tous pour un...". Celle des politiques est : "Un pour tous et tous pour moi...", ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
Quand elle est vraiment personnelle et jaillie des origines, la prière se trouve à la limite de la pensée philosophique, elle devient philosophie dans l'instant où s'abolit toute relation intéressée avec la divinité.
Comme l'analyse l'écologiste Jean Zin, la norme du suffisant doit être appréhendée dans toute sa radicalité. Elle n'a rien d'une politique des « petits pas » ou d'un discours moralisateur qui viserait à responsabiliser le consommateur sans lui donner les [...] ► Lire la suite
J'espère rester immortel jusqu'à mon dernier souffle.
A Rome, les gens semblent aimer avec plus d'entrain, tuer avec plus d'imagination, se soummettre aux besoins créateurs plus souvent, et perdre le sens de la logique plus facilement que nulle part ailleurs.
La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent vingt ans d'avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre.
La pensée naît du doute.
Parfois, la personne la plus logique est celle que nous appelons folle.
C'est la nature d'une pensée d'être irrévocable.
Il est difficile de trouver une logique dans les choses parfois. C'est pourquoi je ne peux pas trop analyser les choses, car cela n'a souvent pas beaucoup de sens.
Inquiétude : pensée égoïste qui consiste à espérer ne pas avoir mal.