Le poète est celui qui parle à la place de tout ce qui se tait autour de lui.
Quand un homme s'ennuie, il a besoin d'être stimulé. Quand une femme s'ennuie, elle a besoin d'être retenue.
La grâce ne chasse pas nos maladresses. Elle les couronne.
L'amitié est comme une bouteille de vin, elle prend de la valeur avec le temps.
L'émotion est absolument involontaire, elle est un pur événement intérieur, elle arrive, c'est tout, vous surprend, vous désarme, insiste et bouleverse l'ordre des pensées comme tout autre ordre d'ailleurs.
Plus on rencontre des difficultés dans la vie, plus on a en soi de fierté et de contentement de soi-même...
Le travail, c'est la vie, et sans lui il n'y a que peur et insécurité.
Je ne l'oublierai jamais à qui cette victoire appartient vraiment. Elle vous appartient.
On me parle de tout, sauf de mon métier !
L'homme a besoin de se tromper lui-même : d'une part, il sauve une espèce qui a perdu sa capacité de survivre, d'autre part, il accélère la destruction de l'environnement qui lui permettait de subsister.
Le problème avec la poésie : elle embellit tout !
La mathématique est une science dangereuse : elle dévoile les supercheries et les erreurs de calcul.
L'artiste habite à côté du monde. Le sens commun lui échappe, les gens de tous les jours l'ennuient et le déroutent.
Une fois mariée, la femme se fane. Elle n'a plus ni jolité, ni coquetterie. Elle ne se soigne plus. Elle s'habille pour vivre dans l'arrière-boutique.
La flamme est le symbole de l'esprit : si vous ne l'alimentez pas, à la moindre difficulté, elle va s'éteindre.
On court vers quelque chose, on trouve autre chose... On court vers quelqu'un, on trouve soi !
L'éducation doit avoir deux fondements : la morale comme support de la vertu, la prudence comme défense de soi contre les vices des autres. En laissant la balance pencher du côté de la morale, vous ne faites que des dupes ou des martyrs ; en le laissant pencher vers l'autre, vous faites des égoïstes calculateurs.
Cet homme était, en effet, le seul être qu'elle crût avoir le droit de haïr, ayant souffert par lui d'une épouvantable façon.
La bibliothèque croule sous les ouvrages d'histoire, les autobiographies et les manuels militaires. D'autres sont empilés par terre. Lorsque Samantha se moque de moi, je lui réponds : « Le problème, ce n'est pas le nombre de livres, c'est le manque d'étagères. »
C'est Lui qui donne la vie et qui donne la mort; et c'est vers Lui que vous serez ramenés. Ô gens! Une exhortation vous est venue, de votre Seigneur, une Guérison de ce qui est dans les poitrines, un Guide [...] â–º Lire la suite
A l'entrée d'un millénaire notre savoir et nos connaissances accrus n'ont fait qu'augmenter l'opacité d'un monde, qui tapi, derrière ses secrets, s'est de lui-même réenchanté.
Emanciper la femme, c'est excellent ; mais il faudrait avant tout lui enseigner l'usage de la liberté.
Nancy Clutter est toujours à la course, mais elle a toujours le temps. Et c'est là une définition de ce qu'est une dame.
La femme n'est pas en position de désir, elle est en position, bien supérieure, d'objet de désir.
Comme la biologie n'a rien à dire sur les structures sociales, on peut lui faire dire n'importe quoi.
Théoriquement, il existe une possibilité de bonheur parfait : croire à ce qu'il y a d'indestructible en soi et ne pas s'efforcer de l'atteindre.
On parle du droit à la vie, mais jamais du droit à la non-existence. Est-ce que vous avez décidé de naître ? Non, sans doute, mais ensuite, débrouillez-vous, même si vous naissez au Sahel en période de famine.
Les mecs sont devenus tous identiques, on dirait qu'ils prennent des cours du soir pour se ressembler le plus possible. Si on pouvait ouvrir le cerveau de Laurent en deux pour lui regarder la mécanique, on y trouverait exactement le [...] â–º Lire la suite
L'humanité souffre exactement autant aujourd'hui qu'elle a toujours souffert, elle l'a raffiné et s'illusionne sur son état... c'est la seule différence...
Quand la lune est pleine, elle commence à décroître ; quand les eaux sont hautes, elles débordent.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.