Je sens toutes les ombres de l'univers se multiplier au plus profond de ma peau.
La tête perdue, ne périt que la personne ; les couilles perdues, périrait toute nature humaine.
L'idée du combat échappe à ceux qui le font. Ils sont condamnés à se battre. Ils se cherchent, ombres et silhouettes ; ils ont besoin de l'autre, pour éteindre une haine, comme le feu a besoin d'eau.
Il est dans la nature même de notre espèce de vivre artificiellement.
Il me semble que nous regardons tous trop la Nature et vivons trop peu avec elle.
La nature judicieuse en tout ce qu'elle fait, a mis plus de gloire où il y a plus de dangers.
Il y aura toujours deux mondes soumis aux spéculations des philosophes : celui de leur imagination, où tout est vraisemblable et rien n'est vrai, et celui de la nature où tout est vrai sans que rien paraisse vraisemblable.
L'espoir de l'avenir, il est dans la nature et dans les hommes qui restent fidèles à la nature.
Ne cherchez pas la nature de l'Esprit, mais plutôt l'esprit de la Nature.
La nature s'imite. Une graine jetée en bonne terre produit. Un principe jeté dans un bon esprit produit.
Les réalités de la nature dépassent nos rêves les plus ambitieux.
On continue à s'entre-tuer pour un dieu, une rivière, la couleur de la peau. Il ne faut pas avoir la peau basanée là où il faut avoir la peau blanche, la peau blanche là où il faut l'avoir basanée, il ne faut jamais croire au dieu qui n'est pas le bon.
Entouré d'un univers de choses tangibles et visibles : les animaux, les végétaux, les astres, l'homme, de tout temps, perçoit qu'au plus profond de ces êtres et de ces choses réside quelque chose de puissant qu'il ne peut décrire, et qui les anime.
C'est accorder un trop grand crédit à la nature humaine que de laisser à l'individu le soin de prendre en considération l'intérêt de la communauté.
Notre connaissance est si faible qu'aucun philosophe n'a jamais pu découvrir parfaitement la nature d'une seule mouche.
Ce serait drôle, tout de même, que la nature s'abstînt d'être gaie pour ne pas contraster avec notre tristesse !
Relisez Marc Aurèle, et demandez-vous à chaque instant comment sont les choses, quelle est en fait leur vraie nature ?
La nature de l'homme n'est pas d'aller toujours ; elle a ses allées et venues.
Les gens se sentent redevables envers ceux qui ont tué, risqué leur peau et sacrifié leur vie personnelle et familiale.
Mon amour tu es ma seule famille avouée, et je vois par tes yeux le monde, et c'est toi qui me rends cet univers sensible et qui donnes sens en moi aux sentiments humains.
La nature humaine change peut tout en étant capable d'une plasticité extraordinaire à l'extérieur.
La nature fait bien les choses.
Pas un prestidigitateur n'égale la nature : elle opère sous nos yeux, en pleine lumière, et cependant il n'y a pas moyen de pénétrer ses trucs.
Les hommes aiment se ranger. L'autorité a des droits imprescriptibles, qui font partie de sa nature essentielle. Lorsqu'elle s'affirme, la force de sa personnalité est telle que tout homme ne peut que s'incliner.
La fidélité est contraire à la nature humaine.
Le propre de la pensée naturaliste n'est pas d'accorder un sens quelconque à l'idée de nature, mais de tabler sur le mot nature pour refuser tout ce qui existe artificiellement, c'est-à-dire pour contester tout ce qui existe.
La sangsue ne se détache de la peau que gorgée de sang.
Si ton visage tourne au soleil, les ombres tombent derrière toi.
C'est la passion qui est puissance ; la nature de son objet est négligeable.
Uriner dans la nature est un rite religieux par lequel nous promettons à la terre d'y retourner, un jour, tout entier.
L'idéal change, la nature demeure ; et le meilleur usage que l'homme puisse faire de la liberté, c'est de n'en faire aucun.