La vie serait ennuyeuse sans ragots.
Quel est l'objet de l'art ? Si la réalité venait frapper directement nos sens et notre conscience, si nous pouvions entrer en communication immédiate avec les choses et avec nous-mêmes, je crois bien que l'art serait inutile, ou plutôt que nous serions tous artistes, car notre âme vibrerait alors continuellement à l'unisson de la nature.
Il me semble que descend sur moi la paix, que descend sur moi, au milieu de ce désordre, un ordre, un ordre calme, paisible et pur. Ma vie, mon bonheur. Ma vie sans quoi mon bonheur ne serait pas ce [...] ► Lire la suite
Quelle fatalité terrible quand un homme rencontre, du vivant de sa femme, une autre femme avec qui il serait heureux de partager sa vie, si la première n'était pas là !
La guerre serait un bienfait des dieux si elle ne tuait que les professionnels.
Voilà la vraie et seule raison d'être de l'amitié : procurer un miroir dans lequel l'autre peut contempler son image d'autrefois qui, sans l'éternel bla-bla de souvenirs entre copains, se serait effacée depuis longtemps.
Cet univers ne serait pas grand-chose s'il n'abritait pas les gens qu'on aime.
J'attends plus rien de personne, c'est pas les beaux discours qui réchauffent quand je frissonne, si ma pensée profonde avait un intitulé, ça serait : Qu'ils aillent tous se faire enculer.
Mon père a dit au type que ce serait sa cervelle ou sa signature qui parapherait le contrat. C'est une histoire vraie.
La sottise ne serait pas tout à fait la sottise, si elle ne craignait pas l'esprit. Le vice ne serait pas tout à fait le vice, s'il ne haïssait pas la vertu.
La vie est une grande surprise. Pourquoi la mort n'en serait pas une plus grande ?
La légèreté est nécessaire, sinon le tragique serait mortel.
Être démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique.
Comme se serait amusant si l'on n'était pas obligé de songer au bonheur !
S'il n'y avait pas de nuages, on ne serait pas si heureux de voir le soleil.
Que serait un Dieu sans le nuage qui le protège et le recouvre.
Je pourrais épouser une femme si elle était prête à m'accompagner jusqu'à la fin. Ça aurait un sens. Cinquante ans après Nathalie que j'adore, la boucle serait bouclée.
On serait trop malheureux si, auprès des femmes, on se souvenait le moins du monde de ce qu'on sait par coeur.
Plus personne ne peut débattre du droit des femmes. Ce serait comme de débattre des tremblements de terre.
Il serait normal que les assassins signalent les crimes. Après tout, ils sont les premiers informés.
Possible que l'individu trouve son profit et même son aise à se fondre dans la collectivité, mais ce ne serait qu'au détriment de celle-ci. Pour elle, et non pour lui, il doit se défendre contre elle.
On comprend assez tôt que la vie est une horrible chose dont on se serait bien passé.
Si l'homme était parfait, il serait Dieu.
- Qu'est ce qu'il vous arrive encore ? - Je ne sais pas je m'enfonce. - Pourquoi ? - Je ne sais pas je vous dis. - Vous allez arrêter de faire le pitre quand je vous parle ? - Mais je ne [...] ► Lire la suite
Un homme d'esprit serait bien embarrassé sans la compagnie des sots.
Si l'erreur judiciaire n'avait pas existé, est-ce qu'aujourd'hui le capitaine Dreyfus serait aussi célèbre en France ?
Il y en a, aux mariages, qui tire une tête d'enterrement car ils considèrent que le mariage est un enterrement de première classe. Aux mariages, on apporte des fleurs, aux enterrements, des couronnes. Vous imaginez, si on apportait une couronne à un mariage, ce serait le bouquet.
Un bon mariage serait celui d'une femme aveugle avec un mari sourd.
Je trouve qu'on est frileux, qu'on a perdu le sens de l'instinct, qu'on a du mal à être fou, on est plus trop mal et puis en même temps, on est mal, on a rien dans la tête qui nous [...] ► Lire la suite
C'est le rôle d'un sot d'être importun : un homme habile sent s'il convient ou s'il ennuie ; il sait disparaître le moment qui précède celui où il serait de trop quelque part.
Si l'on suivait les voies ferroviairesQui aurait le pied marin ?Si l'on sifflait les fonds de théièresOu si l'on ne sifflait plusQui serait l'adversaire ?Entre nous qui serait le plus malin ?Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait plus rien ?