Le silence, ce rythme d'éternité que prend parfois le moment présent.
L'éternité de l'enfance est une éternité brève, mais il ne le sait pas encore ; le paysage défile.
L'homme est un animal qui a la faculté de penser quelquefois à la mort.
Le silence des gentils est plus dangereux que la brutalité des méchants.
Le saint frisson de la mélancolie,Le sortilège, en nous, du souvenir,Ont opéré profondémentA fraîchir notre ardeur.Les blessures existent, d'un mal éternel ;Nous avons tous au coeur une tristesseDivinement profonde qui demeure,Et qui fait de nous tous un même flot.
Comme de toute chose, il y a un secret du vin ; mais c'est un secret qu'il ne garde pas. On peut le lui faire dire : il suffit de l'aimer, de le boire, de le placer à l'intérieur de soi-même. Alors il parle. En toute confiance, il parle.
La mémoire a des racines profondément ancrées dans le corps. Il suffit parfois de l'odeur de la paille pourrie ou du cri d'un oiseau pour me transporter loin et à l'intérieur. Je dis à l'intérieur, bien que je n'aie pas encore trouvé de mots pour ces violentes tâches de mémoire.
C'est dans le silence des lois que naissent les grandes actions.
La vérité est parfois amère. Mais comme tous les médicaments, il faut l'avaler.
Seuls les imbéciles croient que le silence est un vide.
Être acteur exige parfois que vous vous posiez des questions auxquelles vous n'avez pas de réponses.
L'approbation des autres est un stimulant dont il est bon quelquefois de se méfier.
On a parfois l'impression que les Anglais ont pour principale occupation de jouer à être anglais.
C'est une étrange berceuse, mais c'est ainsi ; c'est la mienne. Il est un silence où il n'y a jamais eu de bruit. Il est un silence où aucun bruit ne peut être. Dans la froide tombe sous la mer profonde... profonde.
Cesser de t'aimer, c'est comme pleurer sans verser de larmes, ou crier en silence : c'est impossible.
Tout est détourné de son propre cours. Dieu soit loué, moi, en ces temps-là, j'acquis de mon maître l'envie d'apprendre et le sentiment du droit chemin, qu'on garde quand bien même la sente serait tortueuse.
La solitude que l'on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C'est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
Qu'il est difficile d'être oublié ! Pendant des années, parfois pendant des siècles, les écrits témoins ne cessent de surgir. Comme les villes mortes sortent des sables, les paquets de lettres jaunies émergent des coffrets.
On croit quelquefois haïr la flatterie, mais on ne hait que la manière de flatter.
Un peu d'oubli ne fait pas de mal en toutes choses Et trop de génie vous rend parfois morose.
Les larmes sont parfois une réponse inappropriée à la mort. Quand une vie a été vécue vraiment honnêtement, vraiment avec succès, ou simplement vraiment, la meilleure réponse à la ponctuation finale de la mort est un sourire.
L'homme vit de pain et de mots, or on oublie parfois de lui offrir ces paroles qu'il prend plaisir à recevoir...
Un homme est plus homme par les choses qu'il garde pour lui que par celles qu'il dit.
Le silence des peuples est la leçon des rois !
Je ne comprends pas qu'ils ne sachent pas au moins garder le silence devant une oeuvre d'une telle beauté, beauté irritante, peut-être exaspérante même, parce que l'auteur, avec tout son génie, touche à des choses très graves avec une sorte d'insolence qui fait peur.
Le XXème siècle est la peau de chagrin de l'homme occidental qui aura vu rétrécir son empire terrestre et familial au rythme de ses désirs d'universalité.
Il s'était éloigné de sa maison, de sa mère, de christina. Mais on en quitte pas l'enfance. On en garde la blessure, l'exigence, et des visages restent là, inflexibles témoins de ce qu'il faut donner pour essayer de se mériter soi-même.
Nos défauts sont parfois les meilleurs adversaires que nous opposions à nos vices.
Quand on aime, le Paradis est parfois sur Terre.
Le silence est une tranquillité mais jamais un vide ; il est clarté mais jamais absence de couleur ; il est rythme ; il est le fondement de toute pensée.
En France on parle quelquefois de l'agriculture, mais on n'y pense jamais.