Ce qui s'est passé, ce que nous avons fait, ce que nous avons perdu, il doit y avoir quelque chose après.
La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds.
Il faut toujours se méfier des femmes qu'on prend pour des pots de fleurs. Un jour, on se les ramasse sur la tête.
Une moitié de moi est à toi, l'autre moitié est à toi, à moi, dirais-je ; mais si le mien, alors le tien, Et donc tous les tiens.
Guillotine : petite lucarne donnant sur l'éternité.
On passe très souvent à l'ennemi pour fuir ses amis !
Se demander si les choses sont vraies avant de se demander ce que nous en pensons est un exercice qui finit par paraître ingénu, tant il est passé de mode.
Dans la lutte entre toi et le monde, parie sur le monde.
Je veux être l'arbre, si tu es la fleur ; la fleur si tu es la rosée; la rosée, si tu es le rayon de soleil, pour qu'à jamais tous deux nous soyons unis. Si tu es, jeune fille, le [...] â–º Lire la suite
Les réputations se font sur des méprises.
Le temps est un fleuve où l'homme va à contre-courant. Il croit avancer tant qu'il peine sur la rame, Car ce qui flotte à l'entour le dépasse vers l'arrière.
Que de masques l'homme doit mettre pour ne pas sentir les coups sur visage !
Pluie des matins d'été, inoubliable Clapotement comme d'un premier froid Sur la vitre du rêve (...).
La vie humaine n'est point une lutte où des rivaux se disputent des prix ; c'est un voyage que des frères font en commun, et où chacun employant ses forces pour le bien de tous, en est récompensé par les [...] â–º Lire la suite
Le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange.
Sans cette putain d'amitié, je me sentirais seul sur la Terre, fou...
Dieu connaît le monde, parce qu'il l'a conçu dans son esprit, comme de l'extérieur, avant qu'il fut créé, alors que nous, nous n'en connaissons pas la règle, car nous vivons à l'intérieur du monde, l'ayant trouvé déjà fait.
De même que les pages que j'écris en ce moment, les nuits que je passe à les écrire, tout cela est si vain, si pour rien. Je mourrai. Plus de je bientôt.
Tout homme qui exerce un art, et quel que soit cet art, et même tout homme qui acquiert une oeuvre d'art, cherche à prolonger sa durée biologique, à se rattacher au passé et à se projeter dans l'avenir.
Au cinéma vous écrivez pour séduire, pour que les gens sortent de chez eux, alors que sur le petit écran, vous écrivez pour ne pas les heurter et qu'ils restent devant leur poste.
Il est absurde d'avoir une règle rigoureuse sur ce qu'on doit lire ou pas. Plus de la moitié de la culture intellectuelle moderne dépend de ce qu'on ne devrait pas lire.
Puisque les gens corrompus s'unissent entre eux pour constituer une force, alors les gens honnêtes doivent faire de même.
Le caméléon n'a la couleur du caméléon que lorsqu'il est posé sur un autre caméléon.
Le sommeil n'est pas à nos ordres. C'est un poisson aveugle qui monte des profondeurs, un oiseau qui s'abat sur nous.
Et alors ! Tous les grands peintres ça picolait. Tous des poivres. Van Gogh, Utrillo, la peinture à l'eau c'était pas leur fort.
La meilleure façon de rayer le passé est d'enluminer l'avenir.
Il faut aimer danser pour s'y tenir. Cela ne vous donne rien en retour, pas de manuscrits à ranger, pas de peintures à exposer sur les murs et peut-être à accrocher dans les musées, pas de poèmes à imprimer et [...] â–º Lire la suite
Jean-Marie Le Pen n'a pas de sang arabe. Ou alors, sur son pare-chocs, peut-être.
Une chamelle traversait un fleuve au courant rapide. Ayant lâché sa crotte, elle la vit bientôt devant elle, emportée par le flot. "Qu'est cela, s'écria-t-elle, ce qui me vient de derrière me passe sous la figure ?"Dans certains états, il arrive que le dernier des imbéciles l'emportent sur les gens sensés.
On ne doit pas pratiquer la vivisection sur la poésie, sous peine de tuer l'émotion.
Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.