La luxure blasée, de ce désir assouvi, mais jamais satisfait, fuit à mesure qu'il s'emplit.
En amour comme en religion, le doute est une maladie de foi.
Il faut que le désir soit irrité par des obstacles. L'homme qui n'a rien à désirer est à coup sûr plus malheureux que celui qui souffre.
Dès que nous sommes en mesure de comprendre une théorie, une autre vient prendre sa place.
Un amour sans souffrance n'est pas un amour.
Ne demande que faire, que celui dont le désir s'éteint.
La mort ronge tous les jours ce que nous appelons vivre, et la vie avale sans arrêt notre désir du néant.
Les grandes passions expliquent et justifient en quelque mesure les grandes folies.
Si je porte aujourd'hui encore sur les épaules un tel fardeau d'insatisfaction et d'amertume, je le dois entièrement et justement à ces hospitalisations longues et répétées, qui m'ont quasiment réduite à l'état de pantin dépourvu de volonté et doutant perpétuellement de ses valeurs morales et sociales.
La vraie « joie » est la différence entre simplement nous amuser à en mourir et créer un plaisir « significatif ».
Chacun est redevable à Dieu dans la mesure de son appel. Pas davantage. Il nous a créés libres. Il nous veut libres.
L'amitié finit souvent en amour ; mais l'amour en amitié - jamais.
Le cours des choses est bien plus fort que la volonté des hommes.
La jeunesse masculine ne manquait ni de santé, ni de courage, mais d'allant et de passion. Ce qui lui faisait défaut, c'était ce jardin pour la culture de la volonté que constitue le sport organisé.
Notre âme a plus de capacité pour le plaisir que pour la douleur. Une douleur violente fait taire tout sentiment agréable, tandis qu'un plaisir vif ne peut étouffer le sentiment d'une douleur violente.
Nous ne nous approchons de la vérité que dans la mesure où nous nous éloignons de la vie.
Ce qu'on aime dans un autre, c'est soi, c'est son plaisir, c'est le plaisir qu'on lui donne et qui est encore une forme du nôtre.
Un amour ordinaire est la plus faible de toutes les passions. L'espérance du plaisir le soutient, son approche l'affaiblit, son arrivée l'anéantit absolument.
- Dans ce cas, justifie un peu tout ça Bella ! À quoi bon mon amour pour toi ? À quoi bon ton amour pour lui ? À quoi bon ta mort ? À quoi bon autant de souffrance ? La mienne, la tienne, la [...] ► Lire la suite
L'idée est de peu : la volonté est tout. Des idées ? On en trouve tant qu'on en veut, plus qu'on en veut. En France, tout le monde en crée, en transporte, en offre à qui en a besoin et à qui n'en a cure. Des volontés, depuis Diogène, on en a pas trouvé beaucoup.
Un amour sincère ne se termine pas. Il connait des virgules mais jamais de point.
L'excès d'orgueil est un péché courant, mais un homme peut aussi bien décevoir la volonté de Dieu par un excès d'humilité.
Ton absence me laisse un vide, tes appels remplissent ce vide, ton sourire me fait un grand plaisir et ton beau visage me laisse un grand souvenir.
Fourier est le premier à énoncer que, dans une société donnée, le degré d'émancipation de la femme est la mesure naturelle de l'émancipation générale.
Si une personne n'aime qu'une seule autre personne et est indifférente à toutes les autres, son amour n'est pas de l'amour mais un attachement symbiotique, un égoïsme élargi.
Que de bonheurs possibles dont on sacrifie la réalisation à l'impatience d'un plaisir immédiat.
L'amour maternel est infiniment complexe et imparfait. Loin d'être un instinct, il faut plutôt un petit miracle pour que cet amour soit tel qu'on nous le décrit.
Le plaisir n'est que le bonheur d'un point du corps. Le vrai bonheur, le seul bonheur, tout le bonheur est dans le bien-être de toute l'âme.
Ô amants fugitifs, l'explosion de votre amour a pour seule ambition d'être, en rennonçant pour demain à l'orgueil d'avoir été.
La vraie mesure d'un homme est le degré auquel il a réussi à subjuguer son ego.
Dans le réel, la plénitude se refusera toujours, mais le chemin de la nostalgie et de la liberté est infini et ne sera jamais mesuré par notre pas.