Dieu ne croit pas à l'homme.
Je voulais être un homme : j'acceptais d'aller acheter la viande, mais c'était aux filles de la porter. L'homme doit être fort, actif. C'est lui qui doit assurer la subsistance des femmes et les protéger. Quelle foutaise !
Il n'est point de grand conquérant qui ne soit grand politique. Un conquérant est un homme dont la tête se sert, avec une habileté heureuse, du bras d'autrui.
Nous ne pensons pas que chaque homme devrait être libre de tout transmettre à ses descendants.
Tandis que l'homme devient un être humain par l'affirmation de lui-même, la femme le devient en renonçant à elle-même.
Dans la réalité, le démon identitaire était entré dans nos corps de pourceaux, et comme dans l'évangile de Luc, nous nous jetions l'un après l'autre du haut de la falaise.
Il est important que la société soit une famille, que les gens sentent qu'ils font partie de la société, et que la société soit comme une famille pour eux. Lorsque vous traitez les gens de cette façon, vous obtenez une meilleure productivité.
Tout homme qui aspire à régenter les autres devrait être supprimé de la terre.
Ce qui est hors des gonds de la coutume, on le croit hors des gonds de la raison.
Je m'intéresse aux gens qui ne sont pas exactement au milieu, ou qui essaient autre chose parce qu'ils ne peuvent pas s'empêcher d'être différents, ou ils souhaitent être différents, ou ils sont différents parce que la société les a repoussés.
Les maçons du Moyen-Age savaient parfaitement que Dieu n'existe pas, mais ils espéraient qu'à force de lui bâtir des cathédrales, il finirait par exister.
Dans tout l'univers, rien n'est plus important que le pouvoir. L'argent et la beauté n'ont d'intérêt que le pouvoir qu'ils nous procurent. Juste en dessous il y a le sexe. Donc sexe plus pouvoir égal... l'éclate totale !
Tout homme veut être heureux ; mais pour parvenir à l'être, il faudrait commencer par savoir ce que c'est que le bonheur.
Tant que Dieu résidera dans le septième ciel, le charognard ne mangera jamais de l'herbe.
Pour gouverner le peuple, il ne faut pas un homme pourvu d'une bonne culture et d'une bonne éducation. Il faut un ignorant doublé d'un coquin.
Après tout ce que les hommes ont fait pour lui, Dieu aurait tout de même pu se donner la peine d'exister, vous ne croyez pas ?
Seul ce que nous avons définitivement abandonné à Dieu peut être véritablement nôtre.
Parce que chaque homme est un bipède, cinquante hommes ne font pas un centipède.
L'avarice croît avec l'argent.
On ne déshonore point un homme qui sait mourir.
Tous les maux humains, sans excepter la guerre, viennent de ce que l'on croit trop vite et avec bonheur.
L'opinion publique est une juridiction que l'honnête homme ne doit jamais reconnaître parfaitement et qu'il ne doit jamais décliner.
La possibilité que le oui et le non, le bien et le mal, soient également indifférents à Dieu ne peut être concevable pour des têtes faites comme les nôtres, car enfin Dieu doit bien servir à quelque chose.
La télévision est par nature une fenêtre déformante ; en laissant voir les événements qui agitent le monde, elle ne fait que rapporter une vérité, celle qu'elle croît être la plus proche de la vérité.
Chaque langue dit le monde à sa façon. Chacune édifie des mondes et des anti-mondes à sa manière. Le polyglotte est un homme plus libre.
Une partie de notre société tue ce qu'elle aime, méprise ce qu'elle a créée. Elle déteste vraiment le succès.
Marie est la représentation chez une femme de la totale réceptivité à Dieu à l'état de veille. Joseph est la représentation de la totale réceptivité à la parole de Dieu à l'état de sommeil.
Dieu veut toujours se faire homme en ceux qui en sont dignes.
Tous les jours, Dieu s'installe sur le trône de la justice pour juger le monde. Mais quand il s'aperçoit que le monde mériterait tout à fait d'être détruit, il abandonne alors ce trône pour aller s'asseoir sur celui de la Miséricorde.
Tantôt le coeur est le moteur du sexe, tantôt le sexe du coeur. On ne le distingue qu'au moment des pannes.
Tous les problèmes de la religion se ramènent finalement à un seul : le Dieu qui se révèle en moi est autre que celui que je devine dans l'univers.