Le poète ne peut pas longtemps demeurer dans la stratosphère du verbe. Il doit se lover dans de nouvelles larmes et pousser plus avant dans son ordre.
La littérature est un métier où il faut sans cesse recommencer la preuve qu'on a du talent pour des gens qui n'en ont aucun.
Mais que savons-nous de Dieu, sinon qu'il est un désespoir qui commence là où finissent tous les autres.
Sachez que souffrir est une douleur mais le plus important c'est ce qu'on apprend de la souffrance.
J'aimerais terminer sur un message d'espoir. Je n'en ai pas. En échange, est-ce que deux messages de désespoir vous iraient ?
Un acteur est tout au plus un poète et au moins un artiste.
Il y a deux façons de gérer la douleur : vous pouvez la laisser vous détruire ou vous en servir comme carburant pour vous conduire.
Ce soir, ce n'est pas le Président des États-Unis qui vous parle. Ce n'est pas le chef d'État. Mais le simple citoyen du monde. Nous sommes confrontés au plus terrible défi qui se puisse imaginer. La bible annonce ce jour [...] â–º Lire la suite
La lutte et la révolte impliquent toujours une certaine quantité d'espérance, tandis que le désespoir est muet.
Quel poids pèsent nos larmes ? Chaque homme n'est qu'un homme quelconque, à qui il arrive une chose quelconque. Voilà tout, et il n'y a rien de plus.
Comment reconnaître l'humour anglais de l'humour français ? L'humour anglais souligne avec amertume et désespoir l'absurdité du monde. L'humour français se rit de ma belle-mère.
Un bon avis vaut un oeil dans la main.
La vie sera toujours comme un grand amour inachevé. Une douleur intense de la perdre comme l'odeur de la femme aimée.
Le poète pense en pièces détachées, idées séparées, images formées par contiguïté ; le prosateur s'exprime en développant une succession d'idées qui sont déjà en lui et qui restent logiquement liées.
Mieux est de ris que de larmes écrire, pour ce que rire est le propre de l'homme.
Il y a des auteurs en littérature qui m'ont fait prendre conscience que si on voulait véritablement changer les choses, on devait incarner les valeurs, pas juste les évoquer.
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
O douleur ! O douleur ! Le Temps mange la vie, Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
Le souvenir est une rose Au parfum suave et discret C'est une fleur que l'on arrose Avec des larmes de regret.
C'est aux frontières de la douleur et de la souffrance que les hommes sont séparés des garçons.
Il arrive toujours un moment où l'on doit montrer ses faiblesses. Quand nos secrets ne peuvent plus rester privés. Quand notre solitude ne peut plus être niée. Quand notre douleur ne peut plus être ignorée. Mais parfois, on se sent [...] â–º Lire la suite
Contre les larmes d'une femme, il n'y a rien d'autre à faire que de s'habituer.
Les larmes sont des signes, non des expressions.
Quand les larmes coulent, le coeur se met à la fenêtre.
La grand'salle n'était plus qu'une vaste fournaise d'effronterie et de jovialité où chaque bouche était un cri, chaque oeil un éclair, chaque face une grimace, chaque individu une posture.
La douleur persiste pour qui n'a pas d'espoir.
C'est pourquoi tout ce qui a quelque quantité virile, depuis une trentaine d'années, se précipite éperdument au désespoir. Cela fait toute une littérature qui est véritablement une littérature de désespérés.
On pleure ainsi parce qu'on a dans la mémoire les larmes universelles que la mort a fait répandre.
J'éprouve des sentiments mitigés à l'égard de cette tradition de la littérature de guerre, où un vétéran délivre aux civils l'authentique vérité.
Il n'y a là ni gaieté, ni philosophie. Il n'y a que de la tristesse mystérieuse, et de la douleur sans raison.
Les larmes sont un don. Souvent les pleurs, après l'erreur ou l'abandon, raniment nos forces brisées.