Je n'ai eu, dans ma vie, qu'un seul homme..
Plus sa vie est infâme, plus l'homme y tient ; elle est alors une protestation, une vengeance de tous les instants.
Notre pouvoir scientifique a dépassé notre pouvoir spirituel. Nous savons guider des missiles mais nous détournons l'homme de sa voie.
Feu et glace... début et fin... comme l'amour entre un homme et une femme.
Les honneurs sans le pouvoir sont les pierres tombales de nos ambitions.
La vie est aux passionnés, aux démesurés.
L'affreux cuistre Schopenhauer, qui passa sa vie à observer l'horizon du fond d'un puits, était certes bien incapable de soupçonner l'origine surnaturelle du sentiment dominateur qui précipite les hommes les plus forts sous les pieds des femmes, et la chiennerie contemporaine a glorifié sans hésitation ce blasphémateur de l'Amour.
Je me suis senti seulement comme un homme peut sentir qui erre dans les prairies du Far West, bien armé, et monté sur une flotte et un coursier galant.
La jeunesse est une manière de se tromper qui se change assez vite en une manière de ne plus même pouvoir se tromper.
Une nation s'éteint quand elle ne réagit plus aux fanfares ; la décadence est la mort de la trompette.
Eau et pain, vie de chien.
Devenir la femme d'un homme dont on est déjà la maîtresse, c'est un avancement, mais à l'ancienneté.
C'est aussi bête de mépriser l'argent que de l'adorer.
Ne sous-estimez jamais le pouvoir de la stupidité humaine.
La vie est faite pour être consommée et non pas pour être consumée.
Les racines du chardon vénéneux de la vengeance sont la haine, la cruauté. Une seule graine suffit à transformer un homme bon.
On lave son linge sale en famille, mais si on est tout seul on peut aussi aller au Lavomatic.
La vie est et sera toujours une équation incapable d'être résolue, mais elle contient certains facteurs connus.
On reconnaît un oiseau en écoutant son chant, on reconnaît un homme en écoutant ce qu'il dit.
La religion s'insère entre les fissures du mur de la technologie tel du lierre. Quel que soit l'état de la science, la question de la naissance de l'univers se posera toujours.
Le pouvoir masque la réalité du quotidien. On ne voit plus la vie comme un simple citoyen, car on est dans un « rôle », celui que vous octroie généreusement la République.
On peut avoir été un mauvais fils, un frère ingrat, un père injuste, un mari infidèle, un amant cynique, un employé incapable, un détestable citoyen, et devenir malgré tout un mort exemplaire.
Le mariage est comme la mort : peu de gens y arrivent préparés.
Le chômage a un seul avantage : les accidents du travail y sont rares.
Le pouvoir moral et spirituel s'enracine dans le fin fond du temps, dans l'histoire des peuples libres, dignes et fiers.
Tôt ou tard dans la vie nos faits et gestes nous rattrapent
Il en voulait à la vie de cette maladie sur laquelle il n'avait aucun pouvoir et qui lui gâchait le meilleur de son existence.
Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l'espoir, est une marchandise qu'on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n'est pas une matière, mais un maître !
Le temps, qui seul fait la réputation des hommes, rend à la fin leurs défauts respectables.
Les dangers de la vie font sa valeur. Le héros est celui qui relève le gant quand toutes les chances sont contre lui.
Les Français vont indistinctement au pouvoir ; ils n'aiment point la liberté ; l'égalité seule est leur idole.