L'éloquence est un fruit des révolutions : elle y croit spontanément et sans culture.
Droits d'auteur, culture et onanisme sont inaliénables, on peut même en jouir en prison.
Par une honorable transmission de la science grecque, la civilisation arabe figurera toujours parmi les éléments essentiels de notre grande préparation au moyen âge.
Notre civilisation tant vanté est née dans le sang, est imbibée de sang.
Pour moi, l'idée de nation se dissout dans l'idée d'humanité.
La civilisation ne consiste pas à multiplier les besoins mais à les réduire volontairement, délibérément. Cela seul amène le vrai bonheur.
La première panacée pour une nation mal dirigée est l'inflation monétaire, la seconde est la guerre. Les deux apportent prospérité temporaire et destruction indélébile. Les deux sont le refuge des opportunistes économiques et politiques.
La philosophie française a été moins un monument original, créateur de l'histoire intellectuelle, qu'une simple excroissance épigonale.
La dévote croit aux dévots, l'indévote aux philosophes, mais toutes deux sont également crédules.
L'homme cultivé croit toujours qu'il se doit de protéger la nature alors qu'en fait, il est totalement dominé par cette dernière.
Les crimes de l'extrême civilisation sont, certainement plus atroces que ceux de l'extrême barbarie par le fait de leur raffinement.
Dans le royaume de l'intellect, c'est l'inconscient qui se croit toute conscience.
Une nation n'a point de droits contraires à son bonheur.
L'histoire est la science des choses qui ne se répètent pas.
Pour l'expérimentateur physiologiste, il ne saurait y avoir ni spiritualisme ni matérialisme. Ces mots appartiennent à une philosophie naturelle qui a vieilli, ils tomberont en désuétude par le progrès même de la science.
Un bon journal, c'est une nation qui se parle à elle-même.
Si la science un jour règne seule, les hommes crédules n'auront plus que des crédulités scientifiques.
On ne croit qu'en ceux qui croient en eux.
La civilisation nous donne des lumières plutôt que des vertus.
Ceux qui ont embrassé science et littérature Ont récité leur fable et se sont endormis.
Il n'est pas nation plus ouverte, ni sans doute de plus mystérieuse que la française ; point de nation plus aisée à observer et à croire connaître du premier coup.
Celui qui se croit supérieur aux autres a nécessairement meilleure opinion de lui-même que d'eux.
Ce n'est pas une opinion, c'est de la science. Et la science c'est une sans-coeur, une salope avec un gode-ceinture de 30 cm.
L'économie est une science qui est seulement à la portée des riches.
La science est devenue un moyen de la technique.
Qui croit tout est souvent déçu.
Le plaisir de l'existence ne survivrait pas à la science totale.
Etre athée, c'est croire qu'on ne croit pas.
La vraie capacité est celle de l'intelligence, la vraie science est celle du coeur.
Quand un homme est amoureux, il ne lui vient pas à l'idée que la femme ne s'en est pas aperçu : il croit l'avoir dit nettement par un ton de voix, un frôlement de main.
Même lorsqu'on se croit heureux, le seul fait d'écrire nous fait voir ce bonheur-là comme une illusion...