Les vérités qu'on aime le moins à apprendre sont celles qu'on a le plus d'intérêt à savoir.
Celui qui aime son prochain trouve toujours des parents autour de lui...
Ce qu'on est incapable de changer, il faut au moins le décrire.
À quoi sert la vie si on ne peut plus voir celui qu'on aime ? À quoi bon avoir des mains si on ne peut plus caresser, si on ne peut plus le serrer dans ses bras ? Si son parfum n'est plus dans l'air, à quoi bon même respirer ?
C'est bon d'avoir eu un copain. C'est moins douloureux qu'une femme, quand ça vous quitte. On a toujours l'espoir qu'on restera copains, et que les moments passés ensemble ne seront pas effacés par nouveaux souvenirs avec un autre.
Nous devons apprendre à vivre ensemble en tant que frères ou périr ensemble en tant que fous.
L'un des grands avantages de vieillir est de se sentir de moins en moins coupable.
Quelle que soit la vérité, nous disposons au moins d'une certitude cristalline: c'est que notre société du toujours-plus-toujours-mieux se comporte à présent en hypocondriaque, tellement obsédée par sa propre santé économique qu'elle en a perdu la capacité de rester saine.
La liberté de la presse présente des inconvénients. Mais moins que l'absence de liberté.
Nul n'a prié avec ferveur sans apprendre quelque chose.
La sagesse chez un pauvre est un diamant serti dans du plomb.
Je me sens plus à l'aise d'être honnête parce que je n'ai pas à me « souvenir » de mes réponses. Vous n'oubliez jamais la vérité ! Je dois juste apprendre combien de vérité donner, c'est ma limite. C'est mon nouveau truc.
La science va vite et droit en son chemin ; mais les représentations collectives ne suivent pas, elles sont des siècles en arrière, maintenues stagnantes dans l'erreur par le pouvoir, la grande presse et les valeurs d'ordre.
Il faut n'appeler Science que l'ensemble des recettes qui réussissent toujours. Tout le reste est littérature.
Et à moins que vous ne portiez des voiles et un gouvernail sous votre jupon, ce qui m'étonnerait, le jeune Wiliam Turner sera déjà mort.
On veut haïr et on veut aimer, amis on aime encore quand on hait, et on hait encore quand on aime.
Le Seigneur des Anneaux a été ma première expérience de réalisation de films et à l'époque, je n'avais aucune idée de comment les films étaient faits. Je pensais que c'était comme ça qu'ils étaient faits, donc d'une certaine façon, je n'avais rien à comparer.
Après l'amour on est tout de même un peu moins bête.
L'homme qui se fâche est toujours le dernier à savoir les choses.
Ceux qui sont les vraies vedettes dans leur métier, dans la vie sont les plus simples, les plus authentiques, ceux qui font le moins de cinéma.
L'amitié, dont la sagesse n'est pas le noeud, est aisément désunie par la folie.
Je connais des gens heureux qui ont l'air triste et des gens malheureux qui plaisantent toujours. S'ils plaisantent, c'est peut-être pour être moins malheureux. L'humour est un antalgique, on l'utilise quand on a mal.
S'il était aussi facile de faire que de savoir ce qu'il faut faire, les chapelles seraient des églises et les chaumières des palais.
Il faut vouloir vivre et savoir mourir.
Un grand amour n'est jamais écrit d'avance.
La vertu de la science qui l'empêche de sombrer dans le délire, c'est que sans arrêt des données nouvelles arrivent et l'aménent à modifier ses visions et ses idées.
Ecrire un roman, c'est savoir que chaque mot fait aussi partie d'un immense trésor.
Malheur à la science qui ne se tourne pas à aimer.
On a beau croire le contraire, la joie se partage moins que le malheur.
Le mariage est une expérience chimique dans laquelle deux corps inoffensifs peuvent, en se combinant, produire un poison.
La crédulité des femmes est sans bornes, parce qu'elles se croient seules à savoir bien mentir.