Mûrir, mourir ; c'est presque le même mot.
On a besoin de beaucoup d'énergie pour articuler le mot bonheur, surtout conjugué rétroactivement et à tous les temps, le futur allant toujours de soi.
Choisir la vie, choisir un boulot, choisir une carrière, choisir une famille, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvres boites électroniques. Choisir la santé, un faible taux [...] ► Lire la suite
Je ne veux pas mourir sur scène mais dans mon lit.
Dans ce monde égoïste et individuel, qu'elle soit laïque ou religieuse, la chorale réunit physiquement, presque charnellement les chanteurs.
Toutes nos langues occidentales s'accordent, en effet, à indiquer par le mot positif et ses dérivés, les deux attributs de réalité et d'utilité, dont la combinaison suffirait seule pour définir désormais le véritable esprit philosophique, qui ne peut être, au fond, que le bon sens généralisé et systématisé.
Commencer en poète et finir en gynécologue ! De toutes les conditions, la moins enviable est celle d'un amant.
Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue.
- Putain mais ça peut pas se finir comme ça ; c'est tellement débile. Vous vous aimez tous les deux... Tu l'aimes ou pas ? - Oui, mais j'ai peur... - Peur de quoi ? - Peur qu'il veuille plus me voir, peur [...] ► Lire la suite
La magie du premier amour est d'ignorer qu'il puisse finir un jour.
Les conversations ressemblent aux voyages qu'on fait sur l'eau : on s'écarte de la terre sans presque le sentir, et l'on s'aperçoit qu'on a quitté le bord et que quand on est déjà bien loin.
Tout est profit à mourir plus tôt que plus tard.
Un speech, c'est comme un adultère. N'importe quel imbécile peut le commencer. Le finir exige une autre habileté
On ne comprend guère le mot jeunesse avant trente ans.
Si on ne sait pas vivre, comment peut-on savoir mourir ?
La pire insulte qu'il pouvait proférer était « amateur » : un tel mot faisait l'effet d'un coup de massue. Après avoir été ainsi méprisé par Jelly, on ne se montrait plus jamais un amateur.
Combien il doit être difficile de mourir n'importe où sauf dans son lieu de naissance.
Il est plus facile de mourir pour ce qu'on croit que d'y croire un peu moins.
Je veux mourir esclave des principes. Pas des hommes.
Pourquoi se tuer au travail quand on peut mourir de plaisir ?
Ce que les hommes cherchent à personnifier dans le mot "pensée", c'est la matière en mouvement.
Il ne sert à rien de fuir le bonheur sous prétexte qu'il peut finir un jour.
Personne ne sait encore si tout ne vit que pour mourir ou ne meurt que pour renaître.
Celui qui obéit est presque toujours meilleur que celui qui commande.
Anonyme veut dire collectif. Un mot qu'on ne signe pas, ça veut dire qu'il représente la collectivité, quand on ne s'individualise pas.
Faire claquer son fouet ne rassemble pas les chevaux peureux.
La télévision, j'en ai fait le tour. Je ne voulais pas finir en vieux clown pathétique.
Amitié, quel mot lépreux ! Chaque jour, et jusqu'à l'écoeurement, les gens l'ont à la bouche, et il est complètement déprécié, au moins aussi déprécié que le mot amour, mortellement piétiné.
Rien ne s'arrange tout seul. Et mourir n'arrange rien.
La lâcheté est presque toujours due à la simple incapacité de suspendre l'activité de son imagination.
Quand il n'y a pas assez à manger, les gens meurent de faim. Il vaut mieux laisser mourir la moitié des gens pour que l'autre moitié puisse manger à satiété.