J'survis et j'révise mon âme, j'me dis qu'la connaissance est la meilleure des armes, j'essaie d'ouvrir mon coeur, chelou comme ça fait peur, et j'surmonte mes épreuves.
La joie prolonge la vie.
Sur sa branche, une fleur se croit toujours immortelle, même fanée. Comme nous.
Les terroristes sont toujours une menace pour quelqu'un. Si nous avons peur d'eux, cela signifie qu'ils ont gagné.
La prière monte dans le coeur de Dieu.
A chaque jour suffit sa peine, à condition que la paye tombe bien en fin de mois.
Je pense que beaucoup de mes rêves sont devenus réalité, je veux continuer à travailler dur, mais j'ai vécu beaucoup d'années sans passer de temps avec ma petite soeur, d'années sans dîner avec mon père ou voir ma grand-mère et [...] â–º Lire la suite
Si le monde tolère un malheur, n'est-ce pas pour le façonner à son usage, en tirer profit, le bâter, lui mettre un mors, une housse, le monter, en faire une joie ?
Si tu voyages dans la pirogue de quelqu'un, chantes sa chanson.
Ce ne sont pas les événements qui perturbent l'homme mais sa façon de les interpréter.
Les touristes ont horreur de regarder. L'appareil regarde pour eux. Quand ils ont fait clic-clac, ils sont apaisés, ils ont amorti leur voyage. Les piles de photos qu'ils conservent sont autant de diplômes certifiant qu'ils se sont déplacés.
Celui qui se veut triomphant, l'espoir est dans sa main.
Jetez votre pain sur les eaux, et après plusieurs jours il reviendra beurré.
Je suis tellement angoissé que, quand le pire arrive, j'en suis presque soulagé.
Mon coeur est une penderie dans laquelle tous les costumes de mes personnages sont accrochés.
Être une femme en bonne santé ne consiste pas à monter sur une balance ou à mesurer votre tour de taille. Nous devons commencer à nous concentrer sur ce qui compte, sur ce que nous ressentons pour nous-mêmes.
Qui peut dire : Mon coeur est net, je suis pur de péché ?
Les êtres humains ont besoin de beaucoup de choses pour se sentir vivant : la famille, l'amour et le sexe. Mais la seule chose essentielle, c'est d'être en vie. Il nous faut un coeur palpitant. Lorsque notre coeur est menacé, nous [...] â–º Lire la suite
La première chose que l'indigène apprend, c'est à rester à sa place, à ne pas dépasser les limites; c'est pourquoi les rêves de l'indigène sont des rêves musculaires, des rêves d'action, des rêves agressifs. Je rêve que je saute, que [...] â–º Lire la suite
Rien ne révèle autant un homme que ses mains et une femme que sa bouche.
L'intensité d'une amitié, ça vous fait une joie pour mille ans, c'est comme un amour, ça vous rentre par le nombril et vous inonde tout entier. Ça ne se mesure pas en mois.
Je suis sur les bords de la Gambie de Kedougou au matin, un instant sous le ciel lourd de l'hivernage. Le fleuve est une drogue douce, apaisante. Il y a ce danger obscur d'être absorbé, digéré par le temps aboli.
Je crois que la vie est une série de quasi-accidents. Une grande partie de ce que nous attribuons à la chance n'est pas du tout de la chance. C'est saisir le jour et accepter la responsabilité de votre avenir. C'est voir ce que les autres ne voient pas et poursuivre cette vision.
Les faits n'appartiennent tous qu'au problème, non à sa solution.
C'est le fumet qui remplit la distance entre l'assiette et votre tête.
Il eut une seule mère et plus d'une mère, sans doute, mais il a bien eu sa langue maternelle, une langue maternelle, une seule langue maternelle plus une autre langue. Il peut alors dire « ma langue maternelle » sans laisser paraître, en surface, le moindre trouble.
Aujourd'hui, j'ai envie de m'assumer telle que je suis, et de faire passer un message : il ne faut pas avoir peur de ce que l'on est réellement.
Il ne faut pas oublier que, tandis que le partage de la joie en accroît l'étendue sur cette terre, le partage de la douleur n'en diminue pas la somme.
Jusqu'à présent, le nu avait toujours été représenté dans des poses qui supposent un public. Mais mes femmes sont des gens simples... Je les montre sans coquetterie, à l'état de bêtes qui se nettoient.
- Vous voulez dire avoir le cafard ? - Non ça c'est quand on grossit ou qu'il pleut des journées entières. Là on est triste c'est tout. Non... broyer du noir c'est affreux. On a peur mais on ne sait pas pourquoi on a peur...
On fait son public comme on fait sa troupe.