Dans une guerre civile, la victoire même est une défaite.
En fait, si je dénonce, mon arme serait plutôt l'ironie.
[...] pour la première fois, au cours de la guerre, que je pus me rendre compte à quels prodigieux résultats peut conduire une propagande judicieusement menée. [...] Dans cette propagande de guerre ennemie, je me suis énormément instruit.
L'objet de la guerre n'est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d'en face meure pour le sien.
On ne va pas chercher une épaulette sur un champ de bataille quand on peut l'avoir dans une antichambre.
La victoire représente le plus efficace des passeports.
Si loin que je recule dans mes souvenirs, j'entends mon père me raconter l'épouvante que ce fut dans Colmar quand on sonna le tocsin pour la défaite de Woerth. Tout petit, j'avais l'impression d'avoir souffert pour la France.
La différence entre un bon joueur et un très bon joueur, c'est la personnalité.
Ce n'est pas un exploit de marcher sur une corde raide posée à plat sur le sol.
Le monde appartient à ceux qui partent à sa conquête armés de confiance en eux et de bonne humeur.
Les affaires sont beaucoup moins transparentes qu'une victoire dans un Grand Prix ; dans une course, vous franchissez la ligne d'arrivée en premier et vous avez gagné. En entreprise, c'est différent.
Les hommes ont inventé la guerre pour y être sans les femmes et entre hommes.
Une bataille est un drame en trois actes. On commence par s'ennuyer ferme, puis on est terrifié et pour finir on est mort.
La seule façon pour l'homme de gagner une guerre est de l'empêcher.
Ma génération n'est pas rentrée au pays comme ceux de la seconde guerre mondiale, qui ont tu leur expérience.
À Canal +, pendant une bataille d'extincteurs avec Pierre-Emmanuel Barré, je me suis ouvert le crâne.
Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage.
Les rumeurs sur la guerre bruissaient dans le moindre recoin. On aurait cru que les gens étaient dans une cage dont ils essayaient d'écarter les barreaux. Le fleuve coulait, prêt à accueillir encore de nombreuses personnes sachant nager ou ramer, mais les gens couraient dans tous les sens.
Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent.
L'éducation est une arme dont l'effet est déterminé par les mains qui la manient, par ceux qui doivent être frappés.
La paix n'est pas bon marché, mais la guerre a un coût infiniment supérieur.
Le foot, c'est la guerre sans morts.
On est philosophe dans la bataille d'autrui.
Cinquante ans sans guerre c'est long. Pas pour les militaires qui préfèrent mourir dans leur lit mais pour les industriels et pour les maçons.
Si les gens savaient vraiment [la vérité], la guerre serait arrêtée demain. Mais bien sûr, ils ne savent pas et ne peuvent pas savoir.
Le besoin de conquête vient de la force, le besoin de participation vient du sublime étonnement.
Ce n'est pas la victoire qui rend l'homme beau, c'est le combat.
La tolérance n'a jamais excité de guerre civile, l'intolérance a couvert la terre de carnage.
J'étais contre la guerre [du Vietnam], mais ce qui me gênait, c'est que ceux qui la faisaient en devenaient des victimes.
La guerre est donc divine en elle-même, puisque c'est une loi du monde.
Il n'y a pas de guerre sans fin, mais les traces resteront terribles.