L'important n'est pas de bien ou mal parler mais de parler.
Le plus grand magicien serait celui qui pourrait si bien s'ensorceler lui-même que ses ensorcellements lui apparaîtraient en même temps comme des apparitions étrangères, douées d'une puissance propre - Ne pourrait-il en aller de même avec nous ?
L'interminable débat sur la peine de mort n'est pas juste à l'égard de celui qui prémédite un meurtre.
L'amour est comme la rougeole, plus on l'attrape tard, plus le mal est sérieux.
Tout le monde connaît, au moins de réputation, le théâtre national de l'Opéra. J'ai eu le regret de constater qu'il n'avait pas changé : pour le passant mal prévenu, ça ressemble toujours à une gare de chemin de fer; une fois entré, c'est à s'y méprendre une salle de bains turcs.
Dans tous les arts, il s'agit bien moins, au début de faire mieux que les autres, que de faire autrement.
La liberté c'est une chose qu'il faut choisir aussi grande qu'on est capable de le supporter.
On comprend toujours bien ce que l'on aime !
L'amitié est une émanation de l'âme. C'est en quelque chose qu'on sent. On ne la donne pas en échange d'un autre don.
Curieusement, on ne dit jamais que la salle de crise ne se limite pas à cette pièce. Il y en a de nombreuses autres, où les équipes surveillent et traitent les rapports qui nous parviennent des quatre coins du monde.
L'amour et l'amitié ont de tout temps enfanté bien des prodiges, mais de nos jours, combien de maris qui sont redevables à leurs amis de la fécondité de leurs femmes !
Le second amour d'une femme, ressemble au vin d'une bouteille mal rincée.
Il est important de vous enraciner fermement au moment présent.
Dans la construction d'un pays, ce ne sont pas les travailleurs manuels qui manquent, mais bien les idéalistes et les planificateurs.
Nous dérivons sur un îlot microscopique, naufragés d'un destin dont nous ne contrôlons pas grand-chose. Nous savons seulement que nous venons à peine de naître et que nous sommes voués à disparaître. Le « nous » que j'évoque ici désigne [...] â–º Lire la suite
Après la guerre, deux choix s'offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d'avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !
Il arrive toujours que nous n'estimons pas un bien à sa juste valeur, tant que nous en jouissons ; mais dès qu'il nous manque, nous lui découvrons le mérite qu'il ne voulait pas nous montrer quand il était à nous.
Il n'y a pas besoin de croire en quelque chose pour en avoir peur.
Quels que puissent être nos efforts, la plus longue vie bien employée ne nous permettra jamais de rendre qu'une portion imperceptible de ce que nous avons reçu. Ce ne serait pourtant qu'après une restitution complète que nous serions dignement autorisés à réclamer la réciprocité des nouveaux services. Tout droit humain est donc absurde autant qu'immoral.
À ceux qui ne changent jamais d'opinion, il incombe particulièrement de bien juger du premier coup.
Je meurs de soif auprès de la fontaine,Rien ne m'est sûr que la chose incertaine.
La pire chose que vous puissiez faire est de vous inquiéter et de penser à ce que vous auriez pu faire.
Quand un homme surveille une femme, c'est qu'il a quelque chose à lui cacher.
Il n'y a que les imbéciles qui sachent bien faire l'amour.
La culture russe est multiple et diversifiée. Donc, si vous voulez comprendre, ressentir la Russie, vous devez bien sûr lire des livres, Tolstoï, Tchekhov, Gogol et d'autres. Écouter de la musique. Tchaïkovski. Regardez notre ballet classique. Mais la chose la plus importante est que vous devez parler avec les gens.
Ce n'est pas l'amour qui est aveugle, mais bien la jalousie.
Le Bien ne laisse aucune trace matérielle - et donc aucune trace, car vous savez ce que vaut la gratitude des hommes. Rien ne s'oublie aussi vite que le Bien.
Il est indispensable de distiller un peu de vérité pour faire passer un gros mensonge.
Marchons en bavardant avec Cioran rue de l'Amertume, pour nous rendre place de la Déception, et finir ensuite dans le jardin de la Tristesse. Là, ça ira mieux : on pourra commencer à vraiment comprendre ce qui nous arrive, et passer à autre chose : emprunter le passage de l'Acceptation, nous balader avenue de l'Action.
Le premier pas a faire pour arriver au bien, c'est d'oser confesser l'existence du mal et rompre en visière aux charlatans qui le propagent.
Quand quelqu'un vous montre qui il est, croyez-le la première fois. Les gens se connaissent bien mieux que vous. C'est pourquoi il est important d'arrêter de s'attendre à ce qu'ils soient autre chose que ce qu'ils sont.