Toute la bassesse et la cruauté de notre civilisation se mesure à cet axiome stupide que les peuples heureux n'ont pas d'histoire.
Il y a trois écoles irréductibles en économie sociale : celle où l'on considère l'homme comme une chose ; celle où on le considère comme une bête ; et celle où on le considère comme un frère.
Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort.
Les grandes oeuvres sont toutes des vengeances, les chefs-d'oeuvre sont tous des revanches. Je crois que c'est la loi de fer des écrivains : ils ne réussissent leurs livres que dans la mesure où ils ont raté leur vie.
L'expérience de la guerre nous a légué un héritage d'inquiétudes. Nulle part ce sentiment de responsabilité n'est plus aigu que chez ceux qui ont participé au développement de l'énergie atomique à des fins militaires. La physique qui a joué un [...] â–º Lire la suite
Un crime contre l'humanité est pardonnable ? Pas un crime contre une Société générale ou une BNP ?
L'homme ne peut avoir de noblesse et de dignité que dans la mesure où il exerce sa volonté à taire ce qu'il sait.
Comment réagiraient nos ancêtres si on leur présentait un ordinateur moderne ? Ils parviendraient probablement à le dompter à coups de pierres. Ils étaient beaucoup plus futés que nous le pensons.
Je pense que la religion est une chose amusante parce que, quand on voit quelqu'un qui peut vraiment la décomposer, on a parfois l'impression d'être stupide de croire ce que l'on croit.
Une loi doit avant tout être une loi juste. La politique moderne fait de la loi un fétiche simplement parce que c'est la loi.
J'utiliserai toutes mes forces pour apporter une société juste à une nation vivant dans un monde difficile.
Une société devient folle lorsque les gens réunis se conduisent de manière insensée.
La société existe pour le bénéfice des hommes, et non les hommes pour le bénéfice de la société.
Pour moi la société est une menace, dès qu'on vous demande de rentrer dans le rang, vous perdez l'essentiel de vous-même.
Dans les affaires, l'esprit de décision va de pair avec le succès.
Les rats nous observent dans l'ombre de leurs égouts. Ils se lissent les moustaches de joie car ils n'ignorent pas que notre civilisation fermera bientôt son guichet.
De même que l'horreur est la mesure de l'amour, la soif du mal est la mesure du bien.
Nous sommes après tout, la seule civilisation où des préposés reçoivent rétribution pour écouter chacun faire confidence de son sexe.
S'indigner, c'est bien, se révolter, c'est mieux dans une société qui qualifie de «killer» un type pour dire que c'est un bon.
Le consentement des hommes réunis en société est le fondement du pouvoir. Celui qui ne s'est établi que par la force ne peut subsister que par la force.
Nous vivons dans une société qui valorise la précision, mais qui s'accommode d'une démocratie floue.
Il est le meilleur parmi les meilleurs celui qui sait qu'en cette vie tout est question de mesure ; un peu plus, un tantinet moins..
La science naît au moment où la société décide de dominer son monde ou de le reconstruire.
Personne ne veut qu'on touche un point sensible, et donc une société avec tant de plaies tremble quand quelqu'un a le courage de le toucher.
Seul un peuple vertueux est capable de liberté. À mesure que les nations deviennent corrompues et vicieuses, elles ont davantage besoin de maîtres.
La tolérance, c'est la civilisation par excellence.
Aux Etats-Unis, pays des plus gros mangeurs de viande et qui influence les habitudes alimentaires de toute la planète, 20% des étudiants sont aujourd'hui végétariens. Dans quelques années, ce sont eux qui occuperont des postes clés dans la société : ils commenceront alors à définir sérieusement les contours d'un monde sans viande.
Quoi de plus stupide que les remplaçants d'une équipe de football assis sur un banc sous une cage de verre... Ils peuvent l'attendre longtemps le bus.
Le sot donne libre court à tous ses emportements, mais le sage, en les réprimant, les calme.
La société est comme un navire ; tout le monde doit contribuer à la direction du gouvernail.
La société n'est-elle pas autorisée à ne jamais souffrir dans son sein celui qui se déclare contre elle ? Et l'individu qui s'isole, peut-il lutter contre tous ?