Je suis civilisé et pudique. Mais j'ai aussi mes moments de folie.
Il y a une folie d'écriture qui est en soi-même, une folie d'écrire furieuse mais ce n'est pas pour cela qu'on est dans la folie. Au contraire.
L'humilité de l'intelligence est la mesure de sa grandeur.
Ma mère gémissait ! Mon père pleurait.Et je bondis dans ce monde dangereux :Impuissant, nu et criard ;Comme un démon caché dans un nuage.
S'accepter comme colonisateur, ce serait essentiellement [...] s'accepter comme privilégié non légitime, c'est-à-dire comme usurpateur. L'usurpateur, certes, revendique sa place et, au besoin, la défendra par tous les moyens. Mais, il l'admet, il revendique une place usurpée. C'est dire qu'au moment même où il triomphe, il admet que triomphe de lui une image qu'il condamne.
C'est parce que je suis bien dans sa peau que je suis bien dans la mienne.
On nous a souvent dit que l'histoire est indifférente, mais nous avons toujours tendance à considérer sa ladrerie ou sa générosité comme faisant partie d'un plan préétabli ; nous n'écoutons jamais réellement...
Je vis tellement au-dessus de mes moyens que, pour ainsi dire, nous vivons à part.
- Tu sais quand tout a été dit et fait, il ne reste plus que les liens du sang... - Tu devrais raconter ça à mon frère. - Je ne suis pas fâchée que tu l'aies laissé partir, Damon. Je [...] â–º Lire la suite
Il faut avoir été amoureux au moins une fois dans sa vie. Cela vous enlève pour toujours l'envie de recommencer.
- Docteur Grant, nous ne quitterons pas cette île sans notre fils. - Alors, vous pouvez vous mettre à sa recherche... mais de toute façon vous ne sortirez pas vivant de cette île.
Est-il seul qui a du courage à sa main droite et de la foi à sa main gauche?
Un médecin qui vous guérit par une ordonnance vous donne une rechute par sa note d'honoraires.
La politique n'est pas mon arène. La musique si.
Votre oeil me fait un été dans mon âme.
Le passé me remonte à l'âme... et comme un pâtreQui rêve solitaire au fond du soir bleuâtreJe regarde immobile en mon recueillement,Je regarde là-bas sur mon coeur doucement,Plus suave, on dirait, dans les ombres accrues,Tourner le choeur léger des choses disparues.
Celui qui pose une question risque cinq minutes d'avoir l'air bête. Celui qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.
Il est bien à plaindre celui qui ne vit pas sa vie, mais son autobiographie.
Je crois avoir identifié les raisons de l'extraordinaire engouement de mes contemporains pour des sports qu'ils n'exercent pas personnellement. C'est un folklore que la caution de quelques intellos finit par transformer en patrimoine.
La vérité tient sa lumière en elle-même, non dans celui qui la dit.
Ce qu'il y a de plus singulier dans la vie de l'homme, ce n'est pas sa soumission mais son opposition aux instincts. Il aspire à une vie surnaturelle.
Qui n'est pas maître de sa langue aura à s'en repentir.
La peur du jugement des autres est un des plus sûrs soutiens de la morale.
Je suis si peu compris qu'on ne comprend même pas mes plaintes de ne pas être.
La prochaine personne qui me dit que je ne suis pas religieux, je vais lui fourrer mon chapelet dans le cul.
Si Dieu est Dieu, s'il est cet être infiniment bon, s'Il est cette intelligence suprême, alors Il ne peut pas nous en vouloir de ne pas croire en Lui. C'est pourquoi je suis serein dans mon incroyance.
Il n'y a que les choses sérieuses qui sont drôles. Dès qu'un mec dit quelque chose de sérieux, on peut déjà se foutre de sa gueule.
- Il a peut être plongé exprès ? - Oui, il s'est payé un coup de blues alors il a sauté et s'est vautré la tête la première. Le coup lui a fait du bien, il se remet debout, il prend sa bagnole et il va faire un tour peinard...
L'attitude de l'homme devant le mystère de Dieu détermine toute sa vie sociale et culturelle.
Le bon historien n'est d'aucun temps ni d'aucun pays. Quoiqu'il aime sa patrie, il ne la flatte jamais de rien.
Ne le plaignez pas trop : il a vécu sans pactes, Libre dans sa pensée autant que dans ses actes.