J'ai autant d'idées libérales que d'idées conservatrices que je discute parfois avec moi-même.
L'Homme devrait mettre autant d'ardeur à simplifier sa vie qu'il en met à la compliquer.
On dirait parfois que les romanciers ignorent les problèmes réels de la vie : ils volent au-dessus d'eux comme des oiseaux au-dessus des pays.
Personne n'est propriétaire du bonheur, on a parfois la chance d'avoir un bail, et d'en être locataire. Il faut être très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite.
Tous les arts sont fondés sur un certain degré de fausseté.
Il faut être bien fort et bien maître de soi, pour pénétrer dans tous les coins de la pensée humaine.
Gare aux simples points de vue. Souvent, un point de vue équivaut à ne point avoir de vue ou à ne voir qu'un seul et unique point.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Le nuage érotique devient parfois orage et retombe vers la terre sous forme de pluie pendant que la foudre défonce les couches de l'atmosphère. La pluie se redresse aussitôt sous forme de plante immobile.
La vraie philosophie détourne des religions et pousse à la religion.
Rien n'excite autant le sentiment du devoir que l'impossibilité de s'y soustraire.
Un livre, c'est pendant des semaines, pendant des mois, la pensée qui se recueille et se concentre : c'est ce corps qui fait converger ses muscles et ses nerfs vers un seul point... vers le bout de la plume.
Les hommes dont parle Matthieu n'étaient pas seulement des astronomes. Ils étaient des « savants », ils représentaient la dynamique de l'aller au-delà de soi, intrinsèque aux religions - une dynamique qui est recherche de la vérité, recherche du vrai Dieu et donc aussi une philosophie dans le sens originaire du mot.
La philosophie est chose ni plus ni moins sérieuse qu'une suite en ré mineur.
Si le bon Dieu a mis une mémoire dans l'âme des hommes, c'est autant pour oublier que pour se souvenir.
La seule pensée de te perdre me fait encore tressaillir. Sais-tu, mon bel amour, combien tu m'es nécessaire ? Que ce soit pour le meilleur comme pour le pire, je t'aimerai toujours, tu es pour mon coeur l'être le plus cher.
La vie est une mélancolie sans fin, parfois transparente mais présente.
Il est parfois plus difficile d'être quelconque qu'extraordinaire.
C'est une chose étrange que l'absence. Elle contient tout autant d'infini que la présence. J'ai appris cela dans l'attente, j'ai appris à aimer les heures creuses, les heures vides : c'est si beau d'attendre celle que l'on aime.
On n'a jamais autant besoin de vacances que lorsqu'on en revient.
- C'est quoi ce bordel avec l'amour là ? Comment ça se fait qu'on devient dingue à ce point ? T'imagine le temps qu'on passe à s'prendre la tête la-dessus ? Quand t'es seule tu te plains: est-ce que je vais trouver quelqu'un ? [...] â–º Lire la suite
La différence entre la vie et la mort est parfois si mince qu'il est préférable de croire que l'on est vivant.
Le bonheur est une sensation, ou quelque chose qui vient du ciel, pas une façon d'être. Ca monte et ça descend, ça descend et ça monte, et parfois ça fait des bleus.
Tout ce que vous faites maintenant est acte de rêve, pensée de rêve.
J'aime autant être seul que rencontrer des gens, ce qui est assez paradoxal à moins d'avoir une schizophrénie en floraison incessante.
On ne tombe pas dans la solitude, parfois on y monte.
C'est pas inhumain d'entendre ça ! Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse avec cinq cents briques, hein ! Surtout d'nos jours... Le SMIC est en plein chancelique, la TVA nous suce le sang, la Bourse se fait la malle... J'ai [...] â–º Lire la suite
Il y a longtemps, les gens croyaient que quand quelqu'un meurt, un corbeau emporte son âme jusqu'au pays des morts. Mais il arrive parfois quand des choses trop horribles se soient passées que l'âme emporte avec elle une immense tristesse [...] â–º Lire la suite
La philosophie nous met au-dessus des grandeurs, mais rien ne nous met au-dessus de l'ennui.
Si la poésie se comprenait, elle deviendrait la philosophie et disparaîtrait.
Les individus ne constituent une classe que pour autant qu'ils ont à soutenir une lutte commune contre une autre classe ; pour le reste, ils s'affrontent en ennemis dans la concurrence.