Pensez à être moins curieux des personnes que de leurs idées.
Les hommes n'ont pas toujours besoin de raisonner leur conduite pour la conformer à leurs intérêts.
Ceux qui n'ont à s'occuper ni de leurs plaisirs ni de leurs besoins sont à plaindre.
Plus on lit, moins on imite.
J'aime les outils qui font des lignes je les connais, je les fréquente, les lignes sans conclusion, leurs retours, leur accidents, leur apparente vitesse, leur durée tenace, leur persistance (...).
L'enthousiasme des oies pour les hautes eaux est fort subtile, qui ne peut s'apprécier à sa juste valeur que si l'on a l'habitude de leurs commérage ; Mais l'enthousiasme des carpes est tellement visible qu'il est impossible de passer à côté.
Moins on aime, moins on souffre.
Le patriotisme a au moins ceci de bien : le héros ne sait jamais qu'il est mort pour rien.
Les juifs, toujours exterminés et toujours renaissants, ont réparé leurs pertes et leurs destructions continuelles par cette seule espérance qu'ont parmi eux toutes les familles, d'y voir naître un roi puissant qui sera le maître de la terre.
Le téléphone est un outil qui nuit beaucoup à la communication. Grâce au téléphone, on a de moins en moins besoin de se parler.
N'est-il pas diablement aisé de se prendre pour un grand homme quand on ne soupçonne pas le moins du monde qu'un Rembrandt, un Beethoven, un Dante ou un Napoléon ont jamais existé ?
- Qu'est-ce que tu comptes faire pour lui ? - Bah... je sais pas... sûrement un truc bête. - D'accord mais c'est déjà fait ça, je te signale. - Alors sûrement un truc dingue ! - Ça, c'est plus intéressant !
Les peuples qui n'ont plus de voix n'en ont pas moins de la mémoire.
Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent.
Le plus étrange, c'est que les choses dont nous parlons le moins sont celles auxquelles nous pensons le plus.
Rêve de grandes choses, cela te permettra au moins d'en faire de toutes petites.
Presque tous les humains, au fond, sont nos amis, pourvu qu'on leur laisse la chance, qu'on se remette entre leurs mains et qu'on leur laisse voir le moindre signe d'amitié.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] â–º Lire la suite
La peine de mort est une peine immorale, ou du moins inutile, parce qu'elle habitue le peuple au spectacle des supplices, et parce qu'elle ne répare rien ; car malheureusement la mort du meurtrier ne rend point la vie à la victime.
Une fois qu'on est en route, on ne connaît ni adieu ni regret, il devient chaque jour un peu moins possible de faire demi-tour, on ne le souhaite d'ailleurs plus.
Ce qui est intéressant dans l'autre, c'est ce qu'on n'est pas.
Ma mère, elle, ne crie jamais. Elle n'élève jamais le ton, mais si on la connait bien, on peut facilement entendre ses hurlements. Elle a simplement converti les cris en sarcasmes. Cela fait moins de bruit, mais plus de mal.
Plus on dépense pour diffuser, moins on dépense pour produire, et à moins de disposer d'une richesse considérable, le déséquilibre survient en défaveur de la production, c'est-à-dire du principal.
Autrefois, dans l'Occident chrétien, on pensait que les femmes devaient avoir le plus d'enfants et le moins d'orgasmes possibles. Aujourd'hui, on croit le contraire.
La politique étrangère, c'est comme les relations humaines, sauf que les gens se connaissent moins bien.
La terre appartient à ceux qui la travaillent de leurs mains.
Les vrais amis n'imitent que les vertus dans leurs amis. Les flatteurs imitent les vices.
Par leurs chants et leurs cris. Ils font bien plus de bruit Que les autos, Les oiseaux.
La compagnie d'un autre peut rendre l'univers bien moins répugnant, les secondes que tu vis moins pesantes et chaque instant passé plus poignant.
Le pire dans la vieillesse, ce n'est pas la diminution physique, c'est le dégoût de l'humanité. Combien commencent en subversifs pour finir en grincheux ?
L'avantage d'un général, c'est celui des médecins : leurs erreurs, ils les enterrent.