L'histoire n'est pas une science, c'est un art. On n'y réussit que par l'imagination.
L'émotion artistique cesse où l'analyse et la pensée interviennent.
Spero Speroni explique admirablement comment un auteur qui écrit très clairement pour lui-même est souvent obscur pour ses lecteurs. " C'est, dit-il, parce que l'auteur va de la pensée à l'expression, et le lecteur de l'expression à la pensée."
La science consiste à faire ce qu'on fait en sachant et en disant que c'est tout ce qu'on peut faire, en énonçant les limites de la validité de ce qu'on fait.
Il faut bien donner un nom à ce qui n'a pas de nom, à ce qui est impalpable... Tout compte fait, c'est là le métier des philosophes et de la philosophie.
La psychologie comme science a ses limites, et de même que la conséquence logique de la théologie est le mysticisme, ainsi la conséquence ultime de la psychologie est l'amour.
Ce n'est pas le cerveau qui génère la pensée, mais c'est bien la pensée qui génère le cerveau.
L'amour est-il un art ? En ce cas, il requiert connaissance et effort. Ou bien l'amour est-il une sensation agréable, dont l'expérience est affaire de hasard, ce dans quoi l'on "tombe" si la chance vous sourit ?
La science est comme une maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant aussi.
Le progrès en art n'existe pas. Il y a de grands artistes dans tous les siècles, et dans tous les pays, il y a des développements de style, mais il n'y a pas de progrès.
Toute science est une connaissance certaine et évidente.
La pensée est comme la flamme : elle ne se diminue pas en se communiquant.
La critique n'est souvent pas une science ; c'est un métier qui demande plus de santé que d'esprit, plus de travail que de talent, plus d'habitude que de génie indigène. Entre les mains d'un homme qui a beaucoup lu mais [...] â–º Lire la suite
Tolstoï explique quelque part dans ses écrits pourquoi, selon lui, «la science pour la science» est une conception absurde. Nous ne pouvons pas connaître tous les faits, car ils sont pratiquement infinis en nombre. Nous devons faire une sélection. Ne vaut-il pas mieux être guidé par l'utilité, par nos nécessités pratiques et surtout morales ?
«Soumission» est un roman rare parce qu'il introduit du farfelu dans l'esprit de sérieux, ce qui est plus anglo-saxon que français
A quoi bon tant de science pour une cervelle de femme ! Que vous jetiez l'Océan ou un verre d'eau !
L'obéissance est un métier bien rude.
Les citations ne sont pas des paravents derrière lesquels se réfugier. Elles sont une pensée qu'on a caressée et que l'on reconnait sous la plume d'un autre.
La politique est le seul métier qui se passe d'apprentissage, sans doute parce que les fautes en sont supportées par d'autres que par ceux qui les ont commises.
Qu'est-ce que la poésie ? Une pensée dans une image.
Il y a un sommet où la douleur vole de ses propres ailes, ainsi il y a une certaine intensité de la pensée où les mots n'ont plus part. Les mots conviennent à une certaine précision de la pensée, comme les larmes à un certain degré de la douleur.
L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté.
Le journalisme est un métier où l'on passe la moitié de sa vie à parler de ce qu'on connaît pas et l'autre moitié à taire ce que l'on sait.
A Paris, quand on croise une femme dans la rue et qu'on la regarde, on commet presque une infidélité. Regarder une Française et être vu par elle, on dirait qu'on ébauche un roman d'amour !
Les surprises de la pensée sont comme celles de l'amour : elles s'usent.
La personne qui n'éprouve pas de plaisir à la lecture d'un bon roman ne peut qu'être d'une bêtise intolérable.
Mieux vaut transmettre un art à son fils que de lui léguer mille pièces d'or.
La science est compétitive, agressive, exigeante. C'est aussi imaginatif, inspirant, édifiant.
J'aimais mon métier d'actrice. Mais je n'ai jamais vraiment aimé mon rôle de star de cinéma.
La science progresse le mieux lorsque les observations nous obligent à modifier nos idées préconçues.
Il y a un art d'écrire, celui de ne pas le suivre.