Le fou ce ne sera plus l'exilé, celui qu'on repousse dans les marges de nos villes, mais celui qu'on rend étranger à lui même en le culpabilisant d'être celui qu'il est.
En province et surtout dans les bonnes villes du midi, où l'on fait excellente chère, un grand dîner est une affaire d'Etat. On en parle trois mois d'avance et la digestion en dure six semaines.
Dans les villes de l'an deux milleLa vie sera bien plus facileOn aura tous un numéroDans le dosEt une étoile sur la peau.
Alors on songe aux grandes villes disparues de la scène du monde : Tyr et Babylone, Thèbes et Sparte, Carthage et Troie. Et cela parce que la France, reniant son passé glorieux, livrée aux avocats et aux casse-cou, aura cessé d'être française pour devenir républicaine.
Le Noir est une variété humaine qui attire les policiers des petites villes américaines, comme le miel attire l'ours.
Je vins dans les villes au temps du désordreQuand la famine y régnait.Je vins parmi les hommes au temps de l'émeuteEt je m'insurgeai avec eux.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
Qu'il est difficile d'être oublié ! Pendant des années, parfois pendant des siècles, les écrits témoins ne cessent de surgir. Comme les villes mortes sortent des sables, les paquets de lettres jaunies émergent des coffrets.
L'homme de la terre sait qu'il n'est que le maillon d'un ensemble régi par des lois simples, et que, pour le reste, c'est se martyriser que de vouloir en savoir plus. Les gens des villes sont le centre d'un monde qu'ils ont fait eux-même. Ils en crèvent, rongés de l'intérieur par le doute.
Dans la plupart des grandes villes, les gens ont l'art de ne pas se mêler des affaires des autres. On recommande aux femmes, si jamais elles se font agresser, de ne jamais appeler au secours, il faut crier au feu. Si vous criez au secours, personne ne vient.
Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.
Je vins dans les villes au temps du désordre.Quand la faim y régnait.Je vins parmi les hommes au temps de la révolteEt je me suis révolté avec eux.Ainsi passa le tempsQui m'était donné sur la terre.
Femme de montagne et homme des villes.
La faune diminue dans les jungles, mais elle augmente dans les villes.
La seule chose que toutes les grandes villes ont en commun est qu'elles sont toutes différentes.
Ces vaisseaux perdus, les survivants ne savaient où se réfugier ni comment défendre leurs villes. Aussi se rendirent-ils à César corps et bien.
Les villes gâtent tout, elles gâtent même jusqu'aux vertus les plus belles et les plus admirables.
- C'est la campagne qui donne l'oxygène des villes.- Mais non, c'est bien trop loin.
Chiang Kai-shek croyait aux villes, à l'armement moderne, à l'aide américaine. Mao croyait aux manants armés de piques et ne comptant que sur eux-mêmes. Paysan, il ne doute pas un instant de la prise du pouvoir par une armée paysanne. Dans cette foi de roc, réside le secret de sa victoire.
Pourquoi, dans les villes où l'on passe, s'applique-t-on à choisir douze cartes postales différentes - puisqu'elles sont destinées à douze personnes différentes ?
Nous avons enfin découvert ce que nous n'osions pas penser, que nos villes abritent des "étrangers" dans la maison.
Au cours de notre histoire, nous avons bâti des villes, des ponts, des églises. Beaucoup ont brûlé, ont étè detruits par les guerres, les révolutions, les fautes de l'homme. Chaque fois, à chaque fois nous les avons construit.
La cadence agitée de nos grandes villes, nombre de professions ou d'occupations liées à cette agitation, ne permettent pas l'approfondissement.
Les villes ne sont jamais que des ensembles plus ou moins réussis de tiroirs échafaudés les uns sur les autres.
Il me fallut quitter cette joie tranquille [de la campagne] et revenir, poussé par cette superstition des villes qui fait que tant d'hommes aiment encore mieux y être broyés que de ne pas faire partie de ce « mouvement » dont ils sont d'ailleurs les douloureux et inconscients rouages.
J'aimerais t'emmener au pays aymara dans le nord Chili. Là-bas, derrière les nuages qui ne quittent jamais la mer et n'arrosent jamais la terre, il y a des villes comme des bateaux ensablés.
Vous qui vivez votre vie dans les villes ou de manière pacifique, ne pouvez pas toujours dire si vos amis sont du genre à traverser le feu pour vous. Mais dans les plaines, les amis ont l'occasion de faire leurs preuves.
Il n'est pas besoin de passer devant les objets quand les objets passent devant nous : aussi les habitants des grandes villes ne croient pas avoir besoin de voyager.
D'être né en 1945, après que des villes furent détruites et que des populations entières eurent disparu, m'a sans doute rendu plus sensible aux thèmes de la mémoire et de l'oubli.
La plupart des villes et villages de France ont été déshonorés par un hideux commercialisme.
Pourquoi voyager ? Je regarde la télévision et je vois que toutes les villes ressemblent à toutes les villes. Les grands immeubles en béton, ici, à cent mètres de chez moi, je les retrouve partout, au Brésil, en Argentine, au Pérou, aux Indes, partout c'est la même chose.