Ver luisant tu luis à minuit,Tu t'allumes sous les étoilesEt, quand tout dort, tu t'introduisDans la lune et ronge sa moelle.La lune, nid des vers luisants,Dans le ciel continue sa route.Elle sème sur les enfants,Sur tous les beaux enfants dormant,Rêve sur rêve, goutte à goutte.
Sous les haillons sont les louis d'or.
Ecrire c'est passer tout de suite aux choses sérieuses, l'enfer direct, le gril continu, avec parfois des joies sous les décharges de mille volts.
Les soldats qui défilent sous les arcs de triomphe sont ceux qui ont déserté la mort.
Supporte les crétins. Il est probable que tu finisses sous les ordres de l'un d'entre eux.
C'est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu'on prend conscience de son propre vieillissement ; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l'éternité.
Les empires ne périssent pas sous les coups de leurs ennemis mais par leur propre épuisement et par la démission des forces qui les soutiennent. Il en va de même de nos amours et de notre vie.
Pour avoir la couverture, va sous les draps.
Quand on ne peut plus avoir la liberté qu'on avait sous les tyrans, on jouit au moins des tyrannies de ceux qui parlent de liberté.
Le temps n'est qu'une machine qui broie dans ses rouages l'amour, jusqu'à ce qu'il ne forme plus qu'un tas de poussière, que l'on balaie sous les tapis de la mémoire.
Pendant longtemps, je croyais qu'il se passait des choses extraordinaires sous les jupes des femmes.
Avec les insomnies, on peut faire des bouquets noirs de grandes fleurs friables et crissantes comme le sable sous les dents.
D'amour on y revit, d'amour on y soupire, sous les plus douces lois de son heureux empire.
C'est leur apanage aux guerres d'amener sur le devant de la scène ce qui se tenait caché en coulisses, qu'on ne voit pas d'ordinaire, le mettre sous les projecteurs.
Robert aime bien m'embrasser sous les aisselles.
On peut, sans s'avilir, s'abaisser sous les dieux, les craindre et les servir.
L'argent ne pousse pas sous les pieds.
Il faut que l'auteur dramatique sache mettre lui-même sa pièce en scène. Une pièce de théâtre ne peut être bien pensée, bien faite, bien dialoguée, bien répétée, bien jouée, que sous les auspices et par les soins d'un seul homme.
Et nous étions là, dans la nuit, à jeter des pierres. À les jeter le plus haut, le plus loin possible, dans ce bois devant nous qui si rapidement dévalait la pente que c'en était sous nos pieds comme déjà un ravin, avec le bruit de l'eau à ruisseler en contrebas sous les arbres.
Les danses s'établissent sur la poussière des morts et les tombeaux poussent sous les pas de la joie.
Des ivrognes commencent des chants qu'ils ne peuvent poursuivre et s'éteignent au milieu des quolibets. Puis les porteurs ragaillardis par les verres d'anisette se glissent de nouveau sous les pièces montées, et titubant sous le faix, semblent communiquer un peu de leur ébriété aux Vierges vacillantes et aux Christs douloureux.
Un septième étage sous les toits, c'est un grenier. Il est loué trop cher, c'est un comble.
Une chose ne peut-être à deux places à la fois. On ne peut pas l'avoir en tête et sous les yeux.
Ombre glissant sous les cieux, invisible aux yeux éveillés, Alice me hante.
Sous les pavés, les congés payés !
Et je regarde tes prunellesSe pâmer sous les chanterelles,Comme deux fleurs surnaturellesSous un rayon mélodieux.
L'affreux cuistre Schopenhauer, qui passa sa vie à observer l'horizon du fond d'un puits, était certes bien incapable de soupçonner l'origine surnaturelle du sentiment dominateur qui précipite les hommes les plus forts sous les pieds des femmes, et la chiennerie contemporaine a glorifié sans hésitation ce blasphémateur de l'Amour.
Aimer, c'est se rebeller un peu ; c'est comploter une tendresse exclusive sous les regards d'autrui.
Écoute-moi revivre dans ces forêtsSous les frondaisons de mémoireOù je passe verte,Sourire calciné d'anciennes plantes sur la terre,Race charbonneuse du jour.
Je suis fier d'avoir été peint à la farine et au charbon de bois, tremblant sous les étoiles, et de connaître les terres mystérieuses de la peur et de l'imaginaire.
C'est horrible de voir tout ce que l'on détestait dans le passé revenir sous les couleurs du futur.
Je ne me hasarderais pas à faire cadeau du noir que j'ai sous les ongles, de peur d'attirer la famine sur ma tête.
Les heures de la nuit sont filles de la peur ;Leur souffle fait mourir l'âme humble des veilleuses,Cependant que leurs mains froides et violeuses,S'allongent sous les draps pour saisir notre coeur.
Elle vient et se livre à mes bras, toute fraîche,D'avoir senti passer l'air solennel du soir,Sur son corps opulent, sous les plis du peignoir.A bas peignoir ! le lit embaume. Ô fleur de pêche,Des épaules, des seins frissonnants et peureux !
Même les masochistes font des aveux complets sous les tortures. Par reconnaissance.
Le mot "puberté" vient du latin "pubes" qui veut dire poil et en effet l'apparition de poils sur le pubis, sous les bras - et sur les joues pour les garçons - est un des signes de la puberté.
Comment peut-on ne pas adorer les cloîtres, ces lieux tranquilles, fermés et frais, inventés, semble-t-il, pour faire naître la pensée pendant qu'on va à pas lents sous les longues arcades mélancoliques ?
Quand les sirènes d'alarme se déclenchaient,il fallait s'allonger par terre sous les bureaux, ne plus bouger d'un millimètre, se taire. Comme si ça pouvait vous sauver des bombes. Mais une menace d'anéantissement, ça vous fiche la trouille.
Avant de partir il faut que je laisse mon poids de souvenirs comme en dépôt ; comme quand on cache son baluchon sous les broussailles avant de monter à une ferme haute et loin.
Sous les chaînes, l'amour, en tous lieux, en tout temps, a tempéré la souffrance.
La bibliothèque croule sous les ouvrages d'histoire, les autobiographies et les manuels militaires. D'autres sont empilés par terre. Lorsque Samantha se moque de moi, je lui réponds : « Le problème, ce n'est pas le nombre de livres, c'est le manque d'étagères. »
Je l'ai attendue. Le silence se couvrait de fleurs pour hâter les progrès de l'ombre. Je revoyais des hivers perdus et les brouillards qui avaient bleui la terre. Sous les ciels gris, les ruisseaux emportaient, avec un grand bruit d'argent, une moisson de fleurs.