Convaincu du néant de tout, il reste délicieux de s'attendrir sur la fragilité des roses.
Pesez des serments avec des serments, et vous pèserez le néant.
Chercher quelque chose hors de Dieu, c'est explorer le néant.
L'homme est par nature la bête paradoxale, un animal absurde qui a besoin de logique. De rien il a créé un monde et puis son oeuvre terminée Enfin je connais, se dit-il, le secret ; tout est néant.
Le néant, lui aussi, connaît ses propres drames.
L'existence elle-même, comme par l'effet d'une intentionnalité, est animée d'un sens, du sens ontologique primordial du néant. Il ne dérive pas de ce qu'on peut savoir sur la destinée de l'homme, ou sur ses causes, ou sur ses fins; l'existence [...] ► Lire la suite
Le magazine, le film, la télévision gavent l'oeil et réduisent le reste de l'homme à néant. L'homme d'aujourd'hui se promène muselé et manchot dans un palais de mirages.
Le néant n'est point si terrible que cet état désolant de vivre sans ce qu'on aime.
Le zéro, collier du néant.
Faire l'amour comme un devoir, écrire comme un métier, des deux côtés : néant.
La force est à l'origine de tout mouvement, de toute action et, nécessairement, elle en est le couronnement. La vie est l'épanouissement de la force et, hors de la force, il n'y a que néant. Hors d'elle, rien ne se manifeste, rien ne se matérialise.
Ce que nous ignorons n'est pas ; à quoi bon nous tourmenter pour un néant ?
Quand les affaires qu'on regardait comme extrêmement graves sont passées, il n'en reste que le néant.
La prison C'est comme un long sommeil dont on voudrait sortir Un coma capricieux fait de noir, d'éclaircies La prison c'est le vide, le néant, l'amnésie C'est la nuit qui se traîne et ne veut pas finir.
C'est parce qu'il croit inconsciemment en Dieu que l'athée lui crie des injures, or on n'attaque pas le néant.
La lecture est probablement venue prendre place dans ces-rites de transition- du jour et de la nuit, destinés à combattre l'angoisse du soir et du néant, peut-être du rendez-vous avec l'inconscient.
On aurait dit un homme vêtu du néant.
On dirait que nous ne commençons à exister que lorsque nous sommes ensemble ; que, chaque fois, nous surgissons même pas de l'ombre mais d'un univers indéfini, mais du néant, pour nous retrouver sur un ring, sur un podium, et moins pour nous aimer que pour nous affronter.
Ce qui me paraît être le terme de mes débordements sexuels : une incandescence géométrique (entre autres, point de coïncidence de la vie et de la mort, de l'être et du néant) et parfaitement fulgurante.
L'être ou le néant, voilà le problème.