J'ai toujours senti que l'état d'auteur n'était, ne pouvait être illustre et respectable qu'autant qu'il n'était pas un métier. Pour pouvoir, pour oser dire de grandes vérités, il ne faut pas dépendre de son succès.
A quoi servirait l'expérience, si ce n'était à nous en donner ?
Ecrire pour moi, m'enfoncer dans ce qu'on appelle l'imaginaire, n'était-ce pas une façon de renverser un monde renversé, celui de l'enfant confondu à sa génitrice : pour retrouver, par la fiction, le réel ?
La vieillesse nous paraîtrait naturelle, si l'âme n'était que l'idée du corps.
J'ai longtemps pensé que Pierre Mendès France m'était supérieur, mais à la réflexion, je crois que ce n'était pas vrai.
L'union du hip hop et du commercial était difficile à imaginer. Le hip hop avait toujours été quelque chose de local et de personnel qui n'appartenait qu'à moi, depuis Fab Five Freddy et Umtv Raps, tout ceux qui avait une [...] ► Lire la suite
Si Ivanka n'était pas ma fille, je sortirais peut-être avec elle
La république serait bien ce qu'il y a de plus bête au monde, si l'anarchie n'était plus bête qu'elle encore.
A quoi servirait d'être victorieux, si l'on n'était plus vivant pour en profiter ?
Ce n'était qu'un minute à passer. Elle est passée. Vous en vivez une autre qui passe déjà. N'est-ce pas simple ? S'abandonner à la minute, celle qu'on vit, sans s'effrayer de celle qui vient ?
Chacun sait qu'on ne trouve personne quand on cherche, mieux vaut ne pas avoir l'air de chercher, se comporter comme si de rien n'était.
Si la haine n'était pas dans le monde, toutes choses n'en feraient qu'une.
Mme D'Urberville n'était pas la première femme obligée d'aimer son enfant à contrecoeur et de lui être amèrement attachée.
Bizet n'était pas un rival, c'était un frère d'armes ; je me retrempais au contact de cette haute raison parée d'une blague intarissable, de ce caractère fortement trempé que nul déboire ne pouvait abattre. Avant d'être un musicien, Georges Bizet était un homme, et c'est peut-être, plus que tout, ce qui lui a nui.
On ne sait jamais ce qui serait arrivé si ce qui est arrivé n'était pas arrivé.
Il est dur de mesurer ses propres limites, d'admettre que ce qu'on avait pris pour des sentiments d'exception n'était en fin de compte, que des amours ordinaires, avec leurs intermittences, leurs élans et leurs reprises.
Le Brésil était un pays jeune et l'on n'était guère regardant sur les origines des fortunes qui s'y amassaient ou s'y évaporaient, du jour au lendemain.
J'ai toujours considéré qu'une vie ce n'était pas beaucoup. J'ai peut-être voulu être acteur pour démultiplier les vies.
Quand on n'avait rien à manger à la maison, mon père disait : « Ce n'est rien, Dieu nous le rendra. » Et il nous l'a rendu au centuple. On n'était pas particulièrement croyants, mais la phrase nous donnait de l'espoir.
Si ce n'était pas dur, tout le monde le ferait. C'est le dur qui le rend génial.
Le problème n'était pas à résoudre mais à contourner.
À l'école, la jolie fille, ce n'était jamais moi.
Le plus grand écrivain de westerns lui-même était probablement Homère. Son caractère n'était jamais tout bon ou tout mauvais. Ils sont moitié-moitié, ces personnages, comme tous les êtres humains.
Il avait une telle facilité de vivre, qu'il rendait le bonheur contagieux. Et être heureux n'était plus un choix mais une évidence.
Suicide de Judas ? Par remords ? Ou parce que trahir Dieu, ce n'était donc que cela ?
S'il n'était meurtrier, ce virus me serait sympathique. En quelques semaines, il vient de réussir ce que des décennies de lutte syndicale, de confrontations électorales et de publications scientifiques n'ont pas permis : les marchés financiers sont en perdition, les [...] ► Lire la suite
Me marier pour de l'argent n'était pas une bonne chose pour moi.
Si l'homme n'était pas condamné à vivre dans le monde, je doute beaucoup qu'il s'intéresserait à la politique.
Si l'on ôte cinq de dix, il reste cinq. Ce n'était pas la peine.
Il y a eu une femme dans ma vie et, comme pour tous ceux dont on dit "il y a une femme dans sa vie", ce n'était pas la mienne.
Telle était aussi Françoise Dorléac. A la fois timide et audacieuse. Les gestes abruptes mais d'une souplesse d'algue. L'extravagance mais aussi les tourments secrets. Légère, éblouissante et le regard quelquefois triste. On n'était jamais sûr de bien connaitre son visage. Tout en contrastes, en inquiétudes, de celles qui font le scintillement des étoiles.
Tout ce que le hasard condamne ou défait n'était pas nécessaire.
Mon découvert prenait des proportions astronomiques. Ce n'était plus un découvert, c'était du nudisme bancaire.
C'était le ba, be, bi, bo, bu etc. Je me souviens à quel point c'était difficile et décevant, ces leçons d'apprentissage, et il fallait toute ma confiance dans cette femme, pour admettre que ce qu'elle trouvait bien dans notre leçon de la matinée n'était pas le résultat d'un dérangement de son esprit.
La procréation, bien trop importante pour qu'on l'abandonne au hasard des chromosomes, n'était plus l'affaire du corps.
Et si le destin n'était que le résultat de l'indifférence de Dieu ?
J'ai aimé voir gagner Christophe Willem et Julien Doré. J'ai râlé quand Amel Bent a perdu mais quand je vois la carrière qu'elle a aujourd'hui, je me dis que ce n'était pas pour rien.
Il y avait une fois - cela commence comme un conte - un julot et ses deux nanas. Le julot n'était pas Prince charmant et l'une des deux filles travaillait au bois de Boulogne, en voiture.
à mon époque. On avait des formes et on n'était pas complètement sous le diktat de l'anorexie.
Je suis malade, tu sais ce n'était pas si dur, je le vivais plutôt bien, je l'avais accepté et puis tu es entré dans ma vie. J'ai peur de ne plus être avec toi.
Être débarrassé de Sarkozy, l'idée devrait m'exciter. Il n'était pas encore président, j'en avais déjà marre de lui.
Si le cinéma français n'était pas structuré comme il l'est, j'aurais disparu il y a quinze ans.
Personne n'était heureux autour de Claude François.
Un jour, j'ai réalisé que je vivais dans un pays où j'avais peur d'être noir. Ce n'était qu'un pays pour les blancs. Pas noir. Alors je suis parti. J'avais étouffé aux États-Unis... Beaucoup d'entre nous sont partis, pas parce qu'on voulait partir, mais parce qu'on n'en pouvait plus... Je me sentais libérée à Paris
Comment parler à nouveau une langue baignée de sang juif ? Ce dilemme, avec toute sa gravité, n'entama pas le sentiment que mon allemand n'était pas la langue des Allemands mais celle de ma mère. C'était clair : lorsque je [...] ► Lire la suite
On eût dit qu'une main se refermait peu à peu sur la bouche d'une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d'arracher le bâillon qui l'asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n'en avait plus la force. Ce n'était plus qu'une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
J'ai mal dans ma peau, je me sens nulle, zéro, inutile sur cette planète, je me fais honte au fond de moi. Je repousse toute idée d'indépendance, la vie me fait peur. C'est comme si cette peau n'était plus la mienne.
Dirty Harry, par exemple. Clint Eastwood n'était pas un flic coquin. C'était un flic inconnu, mais c'était un bon gars.
Je me suis rendu compte que l'école n'était pas faite pour moi.
Cette Europe qui jamais ne cessa de parler de l'homme, jamais de proclamer qu'elle n'était inquiète que de l'homme, nous savons aujourd'hui de quelles souffrances l'humanité a payé chacune des victoires de son esprit.