Celui qui veut garder les instants n'est-il pas toujours aussi celui qui ne sait pas les vivre ?
Grand est le journalisme. Chaque éditeur capable n'est-il pas un gouverneur du monde, étant l'un de ceux qui le persuadent, quoique élu personnellement et cependant sanctionné par la vente de ses numéros ?
A qui d'entre nous n'est-il pas arrivé au cours de son existence d'éprouver tout à coup, au passage d'une femme dans une rue, ou un salon, sur une route, une sorte d'aura, de frisson physique et moral...
Cela fait plusieurs siècles déjà que nous avons admis que les femmes ont une âme. N'est-il pas grand temps d'admettre qu'elles ont également un cerveau.
Quels choix, à l'opposé, les hommes de la liberté ont-ils à proposer aux Français guettés par la résignation ou la révolte ? N'est-il pas temps de passer du malentendu à l'espoir, en permettant que ce peuple, purgé de ses fantasmes, se réconcilie avec lui-même ?
C'est l'esprit même de la Nature, cette puissance épouvantable de dévastation et d'engloutissement : - et ce qu'on voit, tout cela n'est-il pas, déjà, un butin pris au ciel, la ruine immense des magnificences passées, les reliefs d'un repas effroyable ?