À la mort de ma mère, j'avais totalement perdu confiance en moi. Je culpabilisais sans cesse. J'étais souvent repliée sur moi-même. J'avais tendance à vivre dans le regret, incapable de prendre des décisions de peur de me tromper.
« Lutteur ou acteur ? » Je ne pouvais m'empêcher de rire. Jamais je n'avais voulu devenir un véritable lutteur. La lutte m'était nécessaire sur le plan émotionnel, c'était une manière pour moi de conquérir le chandail frappé du grand L cramoisi. Moi, je voulais être acteur.
Tout est dit dans mes chansons. Seulement, ce n'est pas raconté de façon prosaïque, c'est enjolivé. L'essentiel est dedans...Alors à quoi bon en parler ? Si je me mets à parler, ça perd de son intérêt. Moi, je suggère. C'est le public qui fait le reste.
J'en ai assez qu'on dise tout et n'importe quoi sur moi ! Je veux m'exprimer une bonne fois pour toutes afin que les dérapages médiatiques cessent.
Je suis le plus grand, je suis le meilleur, la seule différence avec les autres champions, c'est que moi je n'ai pas encore commencé à jouer.
Je suis assez belle alors, et prête pour lui. Mais dès l'instant où son regard s'abaisse sur moi, je m'aperçois qu'il ne remarque rien, ni lèvres ni sourcils. Ses pensés voguent ailleurs, par terre et par mer, partout où je ne suis pas à l'attendre.
Je voulais le (Johnny) soigner. Et ça a marché. Mais j'en suis sortie complètement déglinguée. J'ai sombré dans l'anorexie. Je ne savais plus quoi faire de moi, je n'avais aucune estime de moi-même...
Quand je lis des lettres de gens qui me disent s'en être sortis grâce à moi, je me dis que, quelque part, j'ai réussi. Mais ce sont eux qui me donnent la force de me surpasser.
Moi, je répondais de mon mieux à toutes leurs questions, donnant sur mon ami les détails que je savais, inventant effrontément ceux que je ne savais pas.
J'atteignis le fond, transporté de joie. Des sars, ronds et plats comme des soucoupes, nageaient une ronde autour d'un rocher. Regardant au dessus de moi, je vis la surface qui brillait comme un mauvais miroir, avec dans son centre la silhouette nette de Simone réduite à la taille d'une poupée.
Je ne suis pas le patron chez moi. Je ne sais pas comment je l'ai perdu, je ne pense pas vraiment l'avoir jamais eu. Mais j'ai vu le boulot du patron... et je ne le veux pas !
Adolescente, je ne voulais pas être moi; Je voulais être plusieurs personnes différentes. J'ai peut-être réalisé qu'ils vivaient tous en moi et que si je parvenais à communiquer avec eux, ils deviendraient des aspects de moi.
Je suppose qu'en fin de compte, s'il y a un dernier commentaire sur moi, je voudrais qu'il soit dit que j'ai participé à ma vie. J'étais une participante à part entière.
La bibliothèque croule sous les ouvrages d'histoire, les autobiographies et les manuels militaires. D'autres sont empilés par terre. Lorsque Samantha se moque de moi, je lui réponds : « Le problème, ce n'est pas le nombre de livres, c'est le manque d'étagères. »
Tout ce que les machines compliquées de la Salpêtrière n'ont pas réussi à faire, moi, je le fais avec des mots. Je te réanime.
On a guéri la peste et maintenant on a le cancer ! Moi je dis, on aurait pas guéri la peste, on aurait pas le cancer ! Qui c'est le con qui a guéri la peste ?
S'il n'y avait pas des gens qui ont avancé et qui m'ont offert des opportunités à un moment où je n'avais pas fait mes preuves, croyez-moi, je n'aurais pas de carrière.
Pourquoi voyager ? Je regarde la télévision et je vois que toutes les villes ressemblent à toutes les villes. Les grands immeubles en béton, ici, à cent mètres de chez moi, je les retrouve partout, au Brésil, en Argentine, au Pérou, aux Indes, partout c'est la même chose.