Ce ne sont pas les héros isolés qui font les révolutions. Ce sont les peuples et avant tout ceux qui en forment la majorité.
"J'ai peur de la peur." C'est elle qui pousse les peuples à la révolution, au fanatisme, au terrorisme, et les dirigeants au totalitarisme et à la guerre.
La paix rend les peuples plus heureux, et les hommes plus faibles.
Les peuples une fois accoutumés à des maîtres ne sont plus en état de s'en passer.
La haine peut tout à fait jeter l'un contre l'autre les peuples les plus policés.
Pour les peuples comme pour les individus, la souffrance n'est pas toujours perdue. C'est peut-être à la conquête des Normands que l'Angleterre a dû sa liberté.
Il existe, enfin, d'autres possibilités d'influence et d'échanges entre les peuples que la domination.
C'est une maxime bien essentielle dans le gouvernement, de prévenir que les peuples ne tombent dans une sorte d'indifférence qui leur fasse penser qu'il est égal de vivre sous une domination ou sous une autre.
Les peuples innombrables et les plus puissantes armées ne sont que comme des fourmis qui se disputent les uns aux autres un brin d'herbe sur ce morceau de boue.
Ce qui s'impose à présent, c'est l'union et la confraternité face à ce monde violent, en un suprême effort de volonté pour tenter de récupérer le sens de la dignité humaine au travers de la fraternelle entente entre tous les peuples.
Nous devons être fiers non pas d'un seul peuple, mais de tous les peuples.
Les peuples et les nations se forgent dans les feux de l'adversité.
Les peuples apprennent plus d'une défaite que les rois de la victoire.
Les peuples bien gouvernés sont en général des peuples qui pensent peu.
Le système de la monnaie unique, bien loin de rapprocher les peuples, les divise.
Les peuples d'Occident ont l'esprit préoccupé par la matière. Ils s'arrêtent aux choses présentes ; ils vivent dans l'obsession de l'argent, des biens matériels de la puissance et de la domination sur les autres.
Il est vrai aussi qu'on doit s'habituer, comme les médecins avec la souffrance, les magistrats avec le crime... l'accoutumance, tout s'aplanit, même les agréments on les trouve trop naturels, on ne se méfie plus des retours de trique... les peuples aussi bien que les individus !
Admettre l'art de vivre des autres n'est pas donné à tous les peuples, ou en tout cas à tous les chefs que les peuples se donnent. Savoir l'admettre, le reconnaitre, décider parfois de s'en inspirer, c'est déjà tout un art de vivre.
Non les peuples ne doivent pas désarmer pour que se préparent de nouvelles guerres, mais ils doivent continuer leurs efforts de désarmement dans des conditions de sécurité telles qu'il n'y ait pas de dupes ni de victimes.
C'est l'histoire qui crée les peuples, pas l'inverse.