- Mais vous l'aimez ? - Oui. - Alors pourquoi on en est là ? Pourquoi on fait ça ? - Parce que je ne veux pas me réveiller un matin avec l'envie subite de me faire sauter la cervelle.
Je ne veux pas qu'on me tienne comme un ivrogne sous le robinet glacé des faits.
J'entends Serge frapper les touches du piano comme un malade, en jouant un million de sonates, beaucoup trop fort, trop dramatique. Je ne veux pas m'excuser à nouveau, je l'ai si souvent fait. Il dit toujours que c'est ma faute, on se rabiboche, mais cest toujours moi qui suis désolée.
Je trouvais intéressant de me restreindre et de n'opérer des modifications qu'à hauteur de 3% parce que je ne veux pas d'une autre chaussure. Je veux pouvoir reconnaitre la chaussure que j'ai déjà.
Je ne veux pas abandonner un travail pour un autre, et je ne pense pas que je dois sacrifier quoi que ce soit pour mettre mon tout dans l'un ou l'autre.
Je veux qu'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui a essayé de respecter son intégrité en tant qu'artiste et en tant que personne. Et je ne veux pas être dans une boîte. Je ne veux pas être une chose.
Je ne veux pas être le chroniqueur qui raconte sa vie.
Oui, il y a des choses que je ne veux pas filmer quand je ne les juge pas nécessaires. Et oui, je pense que tout le monde doit avoir sa propre ligne à ne pas dépasser.
Je ne veux pas être une de ces créatures préfabriquées qui passent et qui trépassent au bout de quelques singles.
Je ne veux pas être votre autre moitié. Je crois que un et un font deux.