Il est d'étranges soirs où les fleurs ont une âme,Où dans l'air énervé flotte du repentir,Où sur la vague lente et lourde d'un soupirLe coeur le plus secret aux lèvres vient mourir.Il est d'étranges soirs, où les fleurs ont une âme,Et, ces soirs-là, je vais tendre comme une femme.
Mon coeur se cache toujours timidement derrière mon esprit. Je me suis mis à faire tomber des étoiles du ciel, puis, par peur du ridicule, je m'arrête et cueille de petites fleurs d'éloquence.
Je veux une grande paradeUn défilé de charsDes serpentins, des fleursDu bruit, une fanfareJe veux une mascaradeUn verre et un cigare.
Les jardins de Qalaat étaient réputés parmi les plus beaux de la Syrie, dans un temps où les arabes excellaient dans l'art d'exprimer avec de l'eau et des fleurs leurs rêveries indéfinies d'amour et de religion.
A la poste d'hier tu télégraphierasque nous sommes bien morts avec les hirondelles.Facteur triste facteur un cercueil sous ton brasva-t'en porter ma lettre aux fleurs à tire d'elle.
Avec ma frime d'échappé du purgatoire, je risquais pas de cueillir toutes ces fleurs indépendantes sans transpirer un bon bol de poésie.
Le chemin de la fortune n'est pas toujours parsemé de fleurs.
L'abeille va au soleilLe soleil brille dans le cielMaman est belleIl est quelle heure ?Maman voudrait des fleursJe l'aime de tout mon coeurMaman fait du bateauElle adore les cadeauxElle part dans le ventPour remonter le temps.
Et je regarde tes prunellesSe pâmer sous les chanterelles,Comme deux fleurs surnaturellesSous un rayon mélodieux.
L'odeur est l'intelligence des fleurs.
Dans cette même manufacture, à Séville, travaillent aussi quelques centaines de mules. On les emploie à tourner des machines qui hachent le tabac. C'est en ce sens que la cigarerie est bien un résumé de cette Andalousie qui vaut par ses fruits, ses fleurs, ses mules et ses femmes.
L'Assassin, fidèle amant de la Nuit, se présente devant sa maîtresse à l'épouvantement du paysage qui voit les deux figures blêmes s'accoler au milieu des fleurs d'aconit.
Trop de fleurs s'épanouissent sans être vues.
Certains aiment les fleurs et les bêtes parce qu'ils sont incapables de s'entendre avec leur prochain.
J'ai utilisé des fleurs parce qu'elles meurent. Mon ambiance était sombrement romantique à l'époque.
Le beau verger des lettres plantureuxNous reproduit ses fleurs et grand jonchées.
Je t'envoyais des fleurs séchées, de la lavande et des pensées,Il n'y a pas d'amour heureux, disait Aragon amoureux,J'écrivais tout et sans pudeur, je me déshabillais le coeur,Je t'écris une dernière fois, c'est ma dernière chanson pour toi...
La véritable nuit est dans le coeur des fleurs, des grandes fleurs noires qui ne s'ouvrent jamais.
Et l'on songerait, parmi ces parfums,De bras, d'éventails, de fleurs, de peignoirs,De fins cheveux blonds, de lourds cheveux noirs,Aux pays lointains, aux siècles défunts.
Elle vivait de fleurs, de rêves, d'idéal,Âme, incarnation de la Ville éternelle.Lentement étouffée, et d'un semblable mal,La splendeur de Paris s'est éteinte avec Elle.
Les passions de l'artiste sont pareilles aux fleurs, par leur parfum intense et leur courte durée.
Toute l'année durant chaque brindille de caféier porte à la fois des cerises jumelles acaules et des fleurs et des bourgeons.
Le plus précieux cadeau que nous puissions offrir aux autres est notre présence. Quand la pleine conscience prend dans ses bras ceux que nous aimons, ils se mettent à éclore comme des fleurs.
Les fleurs éclosent en leur saisonLes poussins éclosent à leur heureLa mort attend au rendez-vous.
Il est toujours bon de connaître, ne serait-ce qu'en passant, des êtres humains charmants. Il rafraîchit comme les fleurs et les bois et les ruisseaux clairs.
Je suis tellement heureux lorsque je me promène dans les bois, parmi les arbres, les fleurs et les rochers. Personne n'aime la campagne autant que moi. Ici, la surdité ne me préoccupe plus.
Les fleurs n'éprouvent pas nos coupables ardeurs.
Il y en a, aux mariages, qui tire une tête d'enterrement car ils considèrent que le mariage est un enterrement de première classe. Aux mariages, on apporte des fleurs, aux enterrements, des couronnes. Vous imaginez, si on apportait une couronne à un mariage, ce serait le bouquet.
Les fleurs, les arbres, tout poussait avec force, tout verdissait avec vigueur. Il semblait que tout avait reçu une âme. Tout parlait; tout chantait.
Je connais ma leçon ; je dois dire : « J'existe ».Même si le pollen a remplacé mon coeur.Qui craint la mort ? La mort ne saurait être triste ;Grâce à elle ma peau se couvrira de fleurs.
Mais, en même temps que changeait son destin, son âme se trouva miraculeusement purifiée de l'escafignon des rues de Paris et de la gravéolence des banlieues infâmes où s'étaient pourries les tristes fleurs de sa misérable enfance. Assainissement et oubli complets.
Rien n'est facile un jour ou l'autre pour personne. Et des milliers de pages ne suffiraient pas à décrire le tourment. La terre tremble et engloutit par centaines des milliers d'humains. Alors il faut faire pousser des fleurs sur sa merde.
Un gros rosier se dressait près de l'entrée du jardin. Les fleurs qu'il portait étaient blanches mais il y avait trois jardiniers qui s'activaient à les peindre en rouge. Alice trouva cela très étrange et s'approcha pour les observer de plus près.
Ne cherche pas souvent l'amour dans les prés, tu risques de te berner par l'odeur des fleurs, après une nuit de délices, gare au réveil, mieux temporiser son ardeur et rester tout près.
Les heures suivent son ombre,Elle les voit dans les fleurs,Ne devinant qu'à leur nombre,Qu'elle était tout dans leur coeur.
Ce beau Nohant, si beau parce que vous y êtes ; envoyez de ma part à tous ses arbres mes tendresses d'ami. Vous savez comme j'aime les jardins, les fleurs. Je crois que c'est pour ça que je vous aime tant.
Sourires, fleurs, baisers, essences,Après de si fades ennuis,Après de si ternes absences,Parfumez le vent,de mes nuits !Illuminez ma fantaisie,Jonchez mon chemin idéal,Et versez-moi votre ambroisie,Longs regards, lys, lèvres, santal !
Homme, tu as regardé la plus triste la plus morne de toutes les fleurs de la terre Et comme aux autres fleurs tu lui as donné un nom. Tu l'as appelée Pensée.
C'est ici que souvent, errant dans les prairies,Ma main des fleurs les plus chériesLui faisait des présents si tendrement reçus.Que je l'aimais alors, que je la trouvais belle !Mon coeur, vous soupirez au nom de l'infidèle :Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus ?
D'un bout du monde à l'autre bout, comme dit la chanson, tous les hommes et toutes les femmes de tous les âges, dans tous les pays du globe se plantent dans leurs jardins et regardent les fleurs.
Je l'ai attendue. Le silence se couvrait de fleurs pour hâter les progrès de l'ombre. Je revoyais des hivers perdus et les brouillards qui avaient bleui la terre. Sous les ciels gris, les ruisseaux emportaient, avec un grand bruit d'argent, une moisson de fleurs.
Au pays de fleurs, plus on est petit, plus on embaume.