Je me rends compte que, même si je suis un personnage public, c'est l'expérience la plus solitaire que j'aurai jamais vécue. Je suis seul face à la mort. C'est finalement une position très zoulou...
Ce n'est pas aux lecteurs de cet ouvrage que je croirai jamais devoir prouver que les idées gouvernent et bouleversent le monde, ou, en d'autres termes, que tout le mécanisme social repose finalement sur des opinions.
Rien ici ne peut plus nous rejoindre, rien sinon ce sentiment jusque là inconnu et que je découvre avec stupeur : le respect. Le respect pour un autre et, finalement, le respect aussi pour soi que cet autre juge digne d'être son ami.
Ou la vérité donne la force, ou la vérité déséquilibre, accentue les dissymétries et fait pencher finalement la victoire d'un côté plutôt que de l'autre : la vérité est un plus de force, tout comme elle ne se déploie qu'à partir d'un rapport de force.
François Hollande et Jean-Marc Ayrault souhaitaient finalement que je sois un ministre soit docile, soit potiche. Mais je n'ai pas vocation à servir de plante décorative.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
En fait ce qui vous a perdu dans votre monde, c'est que vos deux modèles de pensée officiellement antinomiques, capitalisme et anticapitalisme, libéralisme et antilibéralisme, ne s'opposent finalement pas sur grand chose. Il diffère sur la façon de distribuer les richesses, et c'est à peu près tout.
Les choses se font, finalement, pourvu qu'on les laisse faire.