L'avare se suicide avec un revolver acheté au marché aux Puces.
A l'indigent manque beaucoup ; Mais à l'avare manque tout.
Autrefois, un homme qui mettait beaucoup d'argent de côté était considéré comme un avare. Maintenant, il est considéré comme un phénomène.
Le dépensier vole ses héritiers, l'avare se vole lui-même.
Quel mal souhaiter à un avare, si ce n'est de vivre longtemps ?
A père avare, fils prodigue.
Le poltron se dit prudent et l'avare économe.
L'avare vieillit vite ; l'avarice reste éternellement jeune.
Dieu est avare et ne permet qu'aucune créature soit allumée, sans qu'un peu d'impureté s'y consume, la sienne ou celle qui l'entoure.
L'avare dépense plus mort en un seul jour, qu'il ne faisait vivant en cinq années ; et son héritier plus en dix mois, qu'il n'a su faire lui-même en toute sa vie.
L'avare se justifie en disant : c'est parce que ce n'est pas assez.
Tout le monde sait que l'homme riche est avare. Avare pour garder jalousement son bien et pour l'augmenter au besoin ; l'avarice étant une qualité fondamentale pour devenir riche et pour le demeurer.
Quand un avare envoie un télégramme payé au mot, il choisit les mots les plus longs afin d'en avoir pour son argent.
Pour un avare, éjaculer est un gaspillage.
La fortune de l'avare est pour Satan.
Un mendiant me saisit la main, la baise deux fois et s'y accroche de tout son poids, de toute sa misère. Je ne lui fais pas l'aumône. Je n'ai rien sur moi. Le Seigneur ne me donne pas d'argent de poche. Il n'est pas avare. Il juge que je n'en ai pas besoin, voilà tout.
Pour être avare, il ne faut que la paresse, l'inaction. C'est pour cela que l'avarice est contagieuse.
Un avare ne possède pas son bien, mais son bien le possède.
Un avare est un type qui vit sans dépasser ses revenus. On l'appelle aussi un magicien.
L'avare manque autant de ce qu'il a que de ce qu'il n'a pas.
La folie de l'avare est d'immoler le présent à l'avenir.
L'avare ne fait de bien qu'après sa mort.
S'il donne, il est prodigue, et s'il épargne, avare.