Poésie : un aboli bibelot d'inanité sonore Hésitation prolongée entre le son et le sens.
La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas.
Le poète est celui qui tout au long de son existence conserve le don de s'émerveiller.
La littérature mène à tout pourvu qu'on ne s'en serve pas.
La littérature et la gastronomie sont inséparables, l'une est la fille de l'autre. La gastronomie est née le jour ou de grands écrivains ont consacré leur talent aux choses de la table. L'oeuvre des cuisiniers n'a de raison de durer... qu'autant que les gourmets en parlent et en écrivent.
La littérature est une maladie. Ou peut-être un remède à une maladie.
Il est vital pour le poète de lever des échos, et de le savoir. Nul mieux que lui ne s'accorde aux solitudes ; mais aussi, nul n'a plus besoin que sa terre soit visitée.
La mort pour le poète est la victoire.
Qu'un bon peintre figure la fureur d'une bataille, qu'un poète la décrive et qu'elle soit présentée au public sous ces deux formes, et tu verras aussitôt laquelle attirera les spectateurs, où se portera leur attention, laquelle obtiendra le plus de suffrages et plaira davantage.
Le comble du poète c'est d'être inspiré sans pour autant avoir de muse !