Poésie : un aboli bibelot d'inanité sonore Hésitation prolongée entre le son et le sens.
Il est évident que le poète écrit sous le coup de l'inspiration, mais il y a des gens à qui les coups ne font rien.
La littérature est, profondément, un art conceptuel ; c'est même, à proprement parler, le seul.
La littérature ne possède aucune valeur thérapeutique. Un temps, elle peut nous anesthésier, elle ne nous guérira pas de nos plaies et blessures.
Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui.
L'eau est la prose des liquides, l'alcool en est la poésie.
A long terme la littérature exerce sur l'homme un effet libérateur et cela par la force même de son expression propre : la forme, le style.
La superstition est la poésie de la vie ; c'est pourquoi il n'est pas mal que le poète soit superstitieux.
Un poème bouge avec le temps.
Un grand poète est moins un inventeur qu'un éclaireur.