La vraie fin de l'homme, ce n'est pas la mort, c'est sa perfection.
Les plus sûres gloires sont posthumes. Les chefs-d'oeuvre ressemblent à des pierres tombales...
Le bon goût s'acquiert au prix de maintes lectures ennuyeuses.
Les hommes écrivent pour se consoler des autres ; les femmes écrivent pour se consoler d'elles-mêmes.
Les meilleurs traits sont des traits de crayon.
C'est pour médire de l'amour que l'on dit tant de bien de l'amitié.
Les grands auteurs n'ont écrit que pour nous élever jusqu'à eux ; mais parce que nous négligeons de les lire, ils ne font que nous dominer.
Celui qui ne tend pas toujours à un plus haut degré de perfection ne connaît pas ce que c'est la perfection. La recherche de la perfection est la poursuite de la mort.
Se juger, c'est manquer à soi...
Obscur, l'écrivain l'est d'abord à lui-même et il ne se connaît jamais si bien que lorsqu'il est célèbre.
Un grand nom fait lire plus de sottises qu'un autre.
Il y a pis que d'être sous-estimé, c'est d'être modeste.
La raison d'être de l'écrivain, qui est de bien écrire, n'existe plus depuis que l'on ne sait plus lire.
L'amour fait qu'un homme intelligent écoute pendant des heures une sotte.
Il n'y a pas de pires peines que celles-là qui durent.
Il n'y a pas de morale sans liberté.
Les émotions profondes nous rendent stériles.
Sans les petits, il n'y aurait pas de grands écrivains.
Les femmes n'ont d'idées qu'en amour.
C'est toujours retarder que de suivre la mode.
L'ami n'est pas un complément ; ce n'est qu'une réplique.
L'influence est une nourriture.
Mourir, c'est fermer une parenthèse.