Lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.
Quand une révolution est dans la merde, il faut manger de la merde avec elle.
J'essaie d'être à la bonne distance des choses. C'est un processus de défense très élaboré, qui me permet d'avoir rapidement du recul sur des situations et qui m'évite de tomber dans certains travers.
Je fais un coup de chapeau à tous les parlementaires qui ont voté pour cette transformation de la SNCF.
Les gens croient qu'en étant informés, ils savent quelque chose. Or pas du tout !Un savoir n'est pas seulement une information, mais la transformation de celui qui sait par ce qu'il apprend.
Le processus de paix ressemble à une nuit de noces dans un champ de mines.
La révolution est une grande dévoratrice de gens de caractère. Elle pousse les plus courageux à leur extermination et elle vide les moins résistants.
Mao a également compris que la révolution ne durerait que si elle était d'abord faite dans les esprits. Elle ne s'est pas bornée à distribuer des armes, de la nourriture, des terres ; elle s'est efforcée de donner aux paysans l'envie de se battre, le goût de travailler intelligemment, la volonté de conquérir leur terre.
La grande révolution dans l'histoire de l'homme, passée, présente et future, est la révolution de ceux qui sont résolus à être libres.
Le rôle de l'historien n'est pas de prévoir l'avenir mais de rétablir la lucidité à l'égard des processus en cours, grâce à sa pratique de la distance temporelle.