L'insensé laisse voir à l'instant sa colère mais celui qui cache l'outrage est un homme prudent.
Si tu n'as pas de prunelle, tu manqueras de lumière.
Ôtez la rouille de l'argent, et il s'en formera un vase très pur.
Ne sois pas sage à tes propres yeux.
Celui qui s'appuie sur des mensonges se repaît de vents, et il court après des oiseaux qui volent.
Le trafic de la sagesse vaut mieux que celui de l'argent, et le fruit qu'on en tire est plus excellent que l'or le plus fin et le plus pur.
Les désirs tuent le paresseux, car ses mains ne veulent rien faire.
Ce qu'est le charbon à la braise et le bois au feu, l'homme colère l'est pour allumer des disputes.
Le riche est sage à ses propres yeux, mais un pauvre intelligent le démasque.
Prends soin de ton nom car il te restera plus longtemps qu'une grosse somme d'or.
Ne sois pas juste à l'excès, ni sage outre mesure. Pourquoi te rendrais-tu stupide ?
Ne dites point à votre ami : Allez et revenez, je vous le donnerai demain, lorsque vous pouvez le lui donner à l'heure même.
Le châtiment des sots est la sottise.
Comme une porte roule sur ses gonds, ainsi un paresseux tourne dans son lit.
L'homme laissera son père et sa mère, s'attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair.
Ceux qui abandonnent la loi louent le méchant, ceux qui la gardent s'irritent contre lui.
Un bon nom vaut mieux qu'une huile précieuse.
C'est ouvrir une digue qu'entamer un procès ; avant qu'il ne s'engage, désiste-toi.
Je tiens mon âme en paix et en silence, comme un enfant contre sa mère.
Celui qui répond à un homme avec droiture lui donne un baiser à la bouche.
On trouve assez d'or et assez de perles, mais les lèvres savantes sont un vase rare et précieux.
L'homme n'est que mensonge.
Quiconque se bat pour gagner un prix est un modéré dans tout ce qu'il fait.
Le riche commande au pauvre, et celui qui emprunte est assujetti à celui qui prête.
La haine excite les querelles, l'amour couvre toutes les fautes.
Pleure sur un mort car lui manque la lumière ; pleure sur un sot car lui manque le bon sens ; pleure doucement sur le mort car il a trouvé le repos ; mais la vie du sot est pire que la mort.
Les blessures que fait celui qui aime valent mieux que les baisers trompeurs de celui qui hait.
Le sort apaise les différends, et il est l'arbitre entre les grands mêmes.
La multitude du peuple est l'honneur du roi, et le petit nombre des sujets est la honte du prince.
La paresse produit l'assoupissement, et l'âme lâche languira de faim.
Que soient nombreux ceux que tu salues, mais pour tes conseillers n'en aie qu'un entre mille.
Il n'y a pas d'homme juste sur la terre qui fasse le bien sans jamais pécher.
Gargouille qui ne cesse de couler, un jour de pluie, et femme acariâtre sont pareilles !
L'homme habile cache sa science, le coeur de l'insensé se hâte de produire sa folie.
L'oreille qui écoute et l'oeil qui voit sont deux choses que le Seigneur a faites.
Il y a de la sécurité dans la multiplicité des conseillers.
Le sot donne libre court à tous ses emportements, mais le sage, en les réprimant, les calme.
Le Seigneur connaît les pensées des sages et sait qu'elles sont vaines.
Mieux vaut écouter la semonce du sage qu'écouter le chant du fou.
La création ne peut être qu'un jeu ou l'on s'oublie. Le bon outil, le maître l'oublie lorsqu'il crée. Il n'y pense plus, et pourtant il ne l'abîme pas, parce qu'il sert.
Les billets du sort se jettent dans un pan de la robe, mais c'est le Seigneur qui en dispose.
L'étalon est l'image de l'ami moqueur : il hennit sous tout cavalier.
Les délices siéent mal à l'insensé, et ce n'est pas à l'esclave à dominer sur les princes.
Qui observe le vent ne sème point, qui regarde les nuages ne moissonne point.
Ce que tu serais fâché que l'on te fît, aie soin de ne jamais le faire à un autre.
Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans la joie.
Chacun aime son sentiment quand il l'a dit, mais ce qu'on doit estimer est la parole dite à propos.
Les lèvres du juste en instruisent plusieurs, mais les ignorants mourront dans l'indigence du coeur.
Où l'on travaille beaucoup, là est l'abondance ; mais où l'on parle beaucoup, l'indigence se trouve souvent.
Les vivants, en effet, savent qu'ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout.