Le fruit de la modestie est la crainte du Seigneur, les riches, la gloire et la vie.
Celui qui afflige son père, et met en fuite sa mère, est infâme et malheureux.
Écoutez votre père qui vous a donné la vie, et ne méprisez pas votre mère lorsqu'elle sera dans la vieillesse.
Qui chemine avec les sages devient sage, qui hante les sots devient mauvais.
Qui garde sa bouche garde son âme.
Ôtez la rouille de l'argent, et il s'en formera un vase très pur.
Ce qu'est le charbon à la braise et le bois au feu, l'homme colère l'est pour allumer des disputes.
Tirez du péril ceux que l'on mène à la mort, et ne cessez point de délivrer ceux qu'on entraîne pour les faire mourir.
L'homme laissera son père et sa mère, s'attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair.
Celui qui s'appuie sur des mensonges se repaît de vents, et il court après des oiseaux qui volent.
Le trafic de la sagesse vaut mieux que celui de l'argent, et le fruit qu'on en tire est plus excellent que l'or le plus fin et le plus pur.
Le riche est sage à ses propres yeux, mais un pauvre intelligent le démasque.
Les désirs tuent le paresseux, car ses mains ne veulent rien faire.
Ne dites point à votre ami : Allez et revenez, je vous le donnerai demain, lorsque vous pouvez le lui donner à l'heure même.
L'homme habile cache sa science, le coeur de l'insensé se hâte de produire sa folie.
La multitude du peuple est l'honneur du roi, et le petit nombre des sujets est la honte du prince.
Je tiens mon âme en paix et en silence, comme un enfant contre sa mère.
Prends soin de ton nom car il te restera plus longtemps qu'une grosse somme d'or.
On trouve assez d'or et assez de perles, mais les lèvres savantes sont un vase rare et précieux.
Le châtiment des sots est la sottise.
Ceux qui abandonnent la loi louent le méchant, ceux qui la gardent s'irritent contre lui.
Le sot donne libre court à tous ses emportements, mais le sage, en les réprimant, les calme.
L'oreille qui écoute et l'oeil qui voit sont deux choses que le Seigneur a faites.
Celui qui répond à un homme avec droiture lui donne un baiser à la bouche.
Un bon nom vaut mieux qu'une huile précieuse.
Le riche commande au pauvre, et celui qui emprunte est assujetti à celui qui prête.
C'est ouvrir une digue qu'entamer un procès ; avant qu'il ne s'engage, désiste-toi.
Chacun aime son sentiment quand il l'a dit, mais ce qu'on doit estimer est la parole dite à propos.
La paresse produit l'assoupissement, et l'âme lâche languira de faim.
La haine excite les querelles, l'amour couvre toutes les fautes.
Quiconque se bat pour gagner un prix est un modéré dans tout ce qu'il fait.
Il n'y a pas d'homme juste sur la terre qui fasse le bien sans jamais pécher.
Gargouille qui ne cesse de couler, un jour de pluie, et femme acariâtre sont pareilles !
Mieux vaut écouter la semonce du sage qu'écouter le chant du fou.
Si la richesse afflue et fait sonner son or, Veillez à n'y jamais attacher votre coeur.
Les blessures que fait celui qui aime valent mieux que les baisers trompeurs de celui qui hait.
Le sort apaise les différends, et il est l'arbitre entre les grands mêmes.
L'homme n'est que mensonge.
La création ne peut être qu'un jeu ou l'on s'oublie. Le bon outil, le maître l'oublie lorsqu'il crée. Il n'y pense plus, et pourtant il ne l'abîme pas, parce qu'il sert.
Que soient nombreux ceux que tu salues, mais pour tes conseillers n'en aie qu'un entre mille.
Il y a de la sécurité dans la multiplicité des conseillers.
L'envie et la colère abrègent les jours.
Qui observe le vent ne sème point, qui regarde les nuages ne moissonne point.
Le Seigneur connaît les pensées des sages et sait qu'elles sont vaines.
On ne brise pas sa coquille de l'extérieur en la projetant avec force contre les parois de ce monde. Lui seul peut la briser qui, reprenant vigueur et vérité, peut la faire éclater de l'intérieur.
Les billets du sort se jettent dans un pan de la robe, mais c'est le Seigneur qui en dispose.
Les délices siéent mal à l'insensé, et ce n'est pas à l'esclave à dominer sur les princes.
L'étalon est l'image de l'ami moqueur : il hennit sous tout cavalier.
Où l'on travaille beaucoup, là est l'abondance ; mais où l'on parle beaucoup, l'indigence se trouve souvent.
Ce que tu serais fâché que l'on te fît, aie soin de ne jamais le faire à un autre.