Là où le discours en reste aux mots, la parole engage le corps.
Le but d'une bonne allocution est triple : séduire, ne pas oublier, dire le moins de choses possible.
La politesse ressemble aujourd'hui à ces traités de Cicéron dont il ne reste que le titre.
Un orateur : un monsieur qui dit des choses vagues avec la dernière violence.
La plus belle éloquence est celle qui fait avancer les choses.
L'art a toujours été ceci - interrogation pure, question rhétorique moins la rhétorique.
Les médias savent ce qui est vendeur : le conflit et la division. Simple et efficace. Trop souvent, la colère et le ressentiment l'emportent sur la réflexion. Nos émotions trompent notre vigilance. Un discours enflammé et moralisateur, même sans fondements, aura plus d'impact qu'une allocution réfléchie et argumentée.
La vraie éloquence se moque de l'éloquence.
J'ajoute que tout mon théâtre tend à la dignification de la femme. Mon plaidoyer pour la femme est, vous le voyez, ancien et persévérant, et n'a pas eu de solution de continuité.
La véritable éloquence consiste à dire tout ce qu'il faut et à ne dire que ce qu'il faut.