Un professeur qui essaie d'enseigner sans inspirer à ses élèves le désir d'apprendre frappe sur des têtes dures.
La philosophie n'est autre chose que l'effort de l'esprit pour se rendre compte de l'évidence.
Quand on voudra définir la philosophie du XIXe siècle, on s'apercevra qu'il n'a fait que de la théologie.
Pour l'expérimentateur physiologiste, il ne saurait y avoir ni spiritualisme ni matérialisme. Ces mots appartiennent à une philosophie naturelle qui a vieilli, ils tomberont en désuétude par le progrès même de la science.
Si les mouvements sociaux connaissaient cet enseignement social! Ils ne s'exposeraient pas aux échecs, à la myopie, à une myopie qui ne voit que des choses temporelles.
Il y a un faux Dieu des philosophes et pourtant une vraie philosophie de Dieu.
L'art de prévoir et de gagner par tous les moyens la guerre - la politique - s'impose, dès lors, comme l'exercice même de la raison. La politique s'oppose à la morale, comme la philosophie à la naïveté.
La philosophie donne l'impression de s'occuper seulement de la vérité, mais peut-être ne dit-elle que des fantaisies, et la littérature donne l'impression de s'occuper seulement de fantaisies mais peut-être dit-elle la vérité.
C'est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C'est l'éloquence qui les rend populaires. C'est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
La vraie philosophie détourne des religions et pousse à la religion.