Le bouche à oreille est le meilleur des médias.
Une de mes convictions profondes est que toute démocratie dépend d'une presse libre et saine.
Il y a une communication plus intense dans l'échange immédiat à base de générosité que dans la jouissance immédiate.
Un intellectuel médiatique vit du commerce des idées des autres.
Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c'est la juste contrepartie de son talent, s'il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l'attachée de presse pour principale responsable.
Voyait-il le matin poindre un sophisme protectionniste dans un journal un peu accrédité, aussitôt il prenait la plume, démolissait le sophisme avant même d'avoir songé à déjeuner, et notre langue comptait un petit chef-d'oeuvre de plus.
Ce matin, j'ai lu dans le journal : « Peu de gens meurent après cent ans ». Ils font quoi alors ?
Car le journaliste est l'adversaire du communicant. Son rôle consiste à arracher les costumes et à déconstruire les sourires. Pour cela, il faut oser toutes les questions et exiger toutes les réponses.
On parle du harcèlement sexuel, mais tout est devenu harcèlement - le politique, les médias, la société, cette information lancinante. Ça parle trop. Trop de mots pour être honnête.
La télévision ouvre bien des portes, notamment celles des réfrigérateurs.