Le travail, c'est un alibi, une fuite.
La montée du chômage prouve paradoxalement la bonne santé de notre démographie.
Tout salaire mérite travail.
Le regret qu'ont les hommes du mauvais emploi du temps qu'ils ont déjà vécu ne les conduit pas toujours à faire de celui qui leur reste à vivre un meilleur usage.
La vie n'est pas la joie. C'est la tension dans l'effort continu ; c'est le labeur physique et le surmenage intellectuel ; c'est l'austère accomplissement du quotidien devoir.
Les femmes, de nos jours, considèrent comme un dû ce qui, pendant des siècles, fut une corvée pour elles.
Chaque réalisation valable, grande ou petite, a ses étapes de corvée et de triomphe : un début, une lutte et une victoire.
Le Français est un paresseux qui travaille beaucoup. L'Anglais un paresseux qui ne fait rien. L'Allemand un travailleur qui se donne du mal. L'Américain, un travailleur qui sait s'arranger pour ne pas faire grand chose.
Le résultat est là, Nous avons aujourd'hui un taux de chômage qui est au plus depuis 15 ans.
Quand une oeuvre réclame beaucoup de force et de labeur pour la réaliser, c'est que l'idée de départ est grande.