Donner au nécessiteux n'est pas donner, mais semer.
Il vaut mieux manger du pain de son que de n'en manger pas du tout.
À buisson touffu, serpe tranchante.
Perdre le grain de dedans le sac ou la farine de la poche, la perte est la même.
Rarement on voit bien mourir ceux qui ont mal vécu.
Le meilleur avocat du loup, c'est lui-même.
C'est chose cruelle que d'affliger l'affligé.
Qui tard arrive mal loge.
La nécessité engendre le vol.
Demeurer ferme en l'erreur, c'est errer deux fois.
Un oeil suffit au vendeur, mais cent ne sont pas de trop pour l'acheteur.
Le renard est cauteleux de race.
Ce que l'oeil n'aperçoit, le coeur n'enchérit point.
Rarement un renard se laisse prendre au filet.
Qui de lui écoute entend plus de mal que de bien.
Qui est à couvert quand il pleut, il est sot s'il se meut.
À celui qui ne veut pas porter la selle, qu'on lui mette le bât sur le dos.
Dans la maison du ménétrier, tous sont danseurs.
Le loup ne trouve point de procureur qui le vaille.
Vante le coteau, achète la plaine.
Qui cherche la fortune ne reste point assis.
Ce que tout le monde dit, est, ou bien sera.
La volonté est bonne, mais le pouvoir est faible.
Plus le bois est poreux, plus le ver s'y enfonce.
Le sang bouillonne sans feu.
L'avenir est perclus de la moitié de ses membres.
L'étalon ne sent pas les coups de pieds de la jument.
Le sac de l'étranger est troué.
Souffre une injure, il t'en arrive une autre.
Le plaisir fait promptement est double.
La sottise est un mal incurable.
Chaque buisson a son ombre.
La satiété souvent amène la famine.
Il n'y a si beau sentier qui n'ait deux pas de bourbier.
Le sac prend toujours parti pour le rapiécetage.
Plus le charriot est délabré, plus il fait de bruit.
Celui qui disait peut-être, ne se trompa pas.
À cent chevaux il faut cent selles.
Qui ne fait ce qu'il devrait, lui advient ce qu'il ne voudrait.
Les buissons ont des oreilles.