Il n'existe maintenant, que dans ma mémoire...
Je n'ai jamais eu l'intention dans aucun de mes films de vendre de la violence ou de la glorifier. Même dans les séquences d'action les plus intenses de mes films, il existe un message sur la violence perverse.
Aimer un être, c'est lui accorder une préférence, lui reconnaître une primauté, donc un pouvoir. Etre aimé, c'est se voir reconnaître cette prépondérance. Nos rapports amoureux sont des rapports de puissance à puissance.
Il est triste de finir quoi que ce soit. Cela tombe sans retour dans le passé ; mais cela n'en existe pas moins encore, puisque cela a un jour existé.
À chaque changement de point de vue correspond un changement de lois. Il existe donc une infinité de lois.
Une seule phrase compte dans un livre, et il n'est pas donné à celui qui écrit de savoir laquelle.
On peut maintenant prédire presque à coup sûr que le contribuable sera la première des ressources naturelles qu'on aura complètement épuisées.
Un des plus beaux présents que la nature puisse faire à un comédien, c'est la mémoire : si elle lui est infidèle, le personnage qu'il représente disparaît ; on ne voit plus que l'acteur.
Il faut savoir se perdre pour un temps si l'on veut apprendre quelque chose des êtres que nous ne sommes pas nous-mêmes.
Doit-on savoir qui est gay et qui est hétéro ? Ne pouvons-nous pas simplement aimer tout le monde et les juger par la voiture qu'ils conduisent ?
Il existe ici, comme dans tous les pays, des avantages et des inconvénients.
Curieusement, on ne dit jamais que la salle de crise ne se limite pas à cette pièce. Il y en a de nombreuses autres, où les équipes surveillent et traitent les rapports qui nous parviennent des quatre coins du monde.
Chez les gens modestes, le tout est de savoir s'ils cassent les verres plus vite qu'ils n'achètent la moutarde.
Il faut savoir tirer la leçon des erreurs commises par les autres. On risque de ne pas vivre assez longtemps pour pouvoir les faire toutes soi-même !
Il existe des silences immuables, fixés dans une rigidité définitive : silence des maisons abandonnées, des grandes étendues désertes, des êtres qui n'ont plus rien à se dire.
Tout ce qui pourrait être écrit ne mérite pas d'être rappelé.
Du romantisme et de sa haine du conforme datent deux choses : le rêve d'immortalité a été remplacé par celui de la postérité, reconnaissance tardive des artistes maudits, lequel est éclipsé de nos jours par la notoriété, à savoir la dilatation de soi sur tous les réseaux et médias comme ego visible et flottant.
S'il existe un Dieu, qu'il m'indique le chemin ou qu'il m'emporte avec lui, comme ça je n'aurai pas de décisions à prendre, ça m'a toujours effrayée.
Il faut savoir oublier pour goûter la saveur du présent, de l'instant et de l'attente, mais la mémoire elle-même a besoin de l'oubli. Il faut oublier le passé récent pour retrouver le passé ancien.
S'il existe un plaisir plus gratifiant, plus voluptueux, plus extraordinaire que celui de gagner du temps, c'est bien celui d'en perdre.
La couleur existe en elle même, possédant sa propre beauté.
On me demande constamment comment garder un pied dans deux mondes contrastés - l'un dans l'industrie du divertissement, fondé sur la richesse et l'indulgence, et l'autre dans le travail humanitaire. Pour moi, c'est moins une question de savoir comment faire cela, et plus une question de savoir comment ne pas le faire ?
La question qui se pose pour les humains n'est pas de savoir combien d'entre eux survivront dans le système mais quel sera le genre d'existence de ceux qui survivront.
- Ooh, la prise du doigt Whuzi... pas la prise du doigt whuzi ! - Hin hin... tu la connais cette prise ? - Inventée par maitre Whuzi à la troisième dynastie, oui. - Alors tu dois savoir ce qui se passe [...] ► Lire la suite
Cette non-classe (des précaires), à la différence de la classe ouvrière est produite par la crise du capitalisme et par la dissolution, sous l'effet de techniques productives nouvelles, des rapports sociaux de productions capitalistes.
Le rêve d'un homme fait partie de la mémoire de tous.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
Je suis fasciné par l'air. Si on enlevait l'air du ciel, tous les oiseaux tomberaient par terre... Et les avions aussi. En même temps, l'air, tu ne peux pas le toucher. Ça existe et ça n'existe pas. Ça nourrit l'homme [...] ► Lire la suite
Vieillir, c'est aussi savoir combien de choses peut emporter le vent.
On aimerait à savoir si c'est la littérature qui corrompt les moeurs ou les moeurs au contraire qui corrompent la littérature.
Depuis que le monde existe on n'a jamais vu deux amants en cheveux blancs soupirer l'un pour l'autre.