- Je ne sais pas qui vous êtes. Je ne sais pas ce que vous voulez. Si c'est une rançon que vous espérez, dites-vous bien que je n'ai pas d'argent, par contre ce que j'ai, c'est des compétences particulières, que j'ai acquises au cours d'une longue carrière. Des compétences qui font de moi un véritable cauchemar pour vous. Si vous relâchez ma fille maintenant, ça s'arrêtera là. Si vous ne la relâchez pas, je vous chercherai, je vous trouverai et je vous tuerai.
- ... Bonne chance.
La réplique est une déclaration non équivoque d'un père à l'enlèvement de sa fille. Elle établit d'abord un constat d'ignorance de l'identité des ravisseurs et de leurs motivations (la rançon est l'hypothèse principale). Elle passe ensuite à une mise en garde extrêmement sérieuse, soulignant l'absence de ressources monétaires pour la rançon mais la présence de "compétences particulières" acquises. Cette menace est directe : la libération de la victime met fin à l'affaire, le refus mènera à une traque implacable et à la mort des ravisseurs. La réponse, laconique et sarcastique ("... Bonne chance."), traduit soit un manque de prise au sérieux de la menace, soit un fatalisme.
Bien que son usage littéral soit rare (et heureusement !), la structure et le ton de la réplique sont souvent parodiés, détournés ou cités pour exprimer :
L'idée centrale à retenir est que l'amour parental peut être la force la plus terrifiante et la plus résolue. Face à la menace contre un enfant, les valeurs, la morale et même la peur passent au second plan, laissant place à une volonté primaire de protection. Elle souligne également l'importance des compétences et de l'expérience personnelle comme atout inestimable.
Cette réplique culte provient du film Taken (titre français : Taken) sorti en 2008.
La scène se déroule lorsque Bryan Mills (joué par Liam Neeson), un ancien agent secret américain, parvient à entrer en contact téléphonique avec l'un des ravisseurs de sa fille, Kim, qui a été enlevée à Paris. Bryan tente d'abord d'obtenir des informations avant de réaliser que toute négociation est vaine. C'est à ce moment qu'il prononce cette réplique, transformant l'appel en un avertissement glacial et très personnel.
Bryan Mills est présenté comme un homme avec un passé militaire et de renseignement extrêmement compétent, des "compétences particulières" qu'il a mises de côté pour une vie civile plus calme. La réplique est la réactivation de cette identité dormante. Elle résume à elle seule la menace que représente un ancien professionnel du combat, forcé de redevenir un prédateur. Il est un homme qui parle peu, mais dont les paroles sont des promesses de mort qu'il est certain de pouvoir tenir.
Le thème principal de Taken est le rachat paternel et l'action individuelle face à la bureaucratie et au crime organisé. La réplique est le manifeste de ce thème :