La dignité de l'homme requiert l'obéissance à une loi supérieure, à la puissance de l'esprit.
C'est bien notre système économique actuel qui anesthésie les citoyens et les maintient dans la servitude en échange de quelques plaisirs débilitants et d'une tranquillité minimale : un toit, un bout de salaire, des allocations et des policiers pour les protéger.
Notre oeil trouve dans le monde sa raison d'être, et notre esprit s'éclaire en se mesurant avec lui.
L'homme, par le fait d'être homme, d'avoir conscience, est déjà, par rapport à l'âne ou au crabe, un animal malade. La conscience est une maladie.
La conscience est la lumière de l'intelligence pour distinguer le bien du mal.
La culture mène vers la réflexion, mais la réflexion ne mène pas toujours vers la culture.
Le monde évolue par bifurcations qu'aucune conscience n'a jamais prévues, mais nous somme responsables de celles qui s'annoncent.
J'ai développé un profond respect pour les animaux. Je les considère comme des êtres vivants avec certains droits qui ne devraient pas être violés plus que ceux des humains.
Le problème de la civilisation, tel qu'il se pose depuis que l'humanité a pris connaissance d'elle-même, est précisément de substituer aux énergies animales des forces disciplinées, harmonieuses, spiritualisées, de transformer les fanatismes et les idolâtries sauvages en certitudes fondées sur la raison, en convictions fondées sur les exigences de la conscience personnelle.
Les maris font des confidences, quand ils sont jeunes, qu'ils doivent bien regretter l'âge et la dignité venus.
Le savant complet est celui qui embrasse à la fois la théorie et la pratique expérimentale. 1°) il constate un fait ; 2°) à propos de ce fait, une idée naît dans son esprit ; 3°) en vue de cette [...] â–º Lire la suite
Chez Ellroy il y a à la fois une violence extrême et fascinante. Mais en même temps, Ellroy arrive tout le temps à avoir une espèce de recul, qui fait qu'il y a un jugement moral sur la violence.
Les pinces de notre esprit sont des pinces grossières ; en saisissant la vérité, elles la déforment toujours un peu.
L'esprit de la conversation consiste bien moins à en montrer beaucoup qu'à en faire trouver aux autres. Celui qui sort de votre entretien content de soi et de son esprit l'est de vous parfaitement.
Il n'y a rien comme un étalage de livres pour prendre conscience de la brièveté de la vie.
Nous pouvons rejeter tout le reste: religion, idéologie, toute sagesse reçue. Mais nous ne pouvons pas échapper à la nécessité de l'amour et de la compassion. Ceci est donc ma vraie religion, ma foi simple. En ce sens, ni temple [...] â–º Lire la suite
Il y a une contradiction indépassable entre les fermetures ethniques, nationalistes, religieuses et le besoin d'une conscience d'humanité commune au XXIèeme siècle.
On ne manque pas de sociologues à faible quotient intellectuel aujourd'hui. Pourquoi j'en ajouterais, avec mon intelligence supérieure ?
Grâce à notre génie scientifique et technologique, nous avons fait de ce monde un quartier. Et maintenant, par notre engagement moral et éthique, nous devons en faire une fraternité. Nous devons tous apprendre à vivre ensemble en tant que frères, sinon nous périrons ensemble en tant qu'idiots.
Le respect de la souveraineté signifie ne pas autoriser les actions anticonstitutionnelles et les coups d'État, la destitution du pouvoir légitime.
Heureux celui qui se préoccupe davantage d'avoir une conscience pure qu'une caisse pleine.
Quand un homme s'angoisse pour son loyer, les traites de sa voiture, le réveille-matin, l'éducation du gosse, un dîner à dix dollars avec sa petite amie, l'opinion du voisin, le prestige du drapeau ou les malheurs de Brenda Starr, une [...] â–º Lire la suite
Il ne faut pas craindre de laisser notre esprit paître un peu, chaque jour, des herbes narcotiques dans les champs illimités du rêve.
C'est dans le rapport à autrui qu'on prend conscience de soi; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
C'est cela écrire, élargir le champ de la conscience en agissant sur la perception même des choses.
Quand il s'agit de la dignité humaine, nous ne pouvons pas faire de compromis.
On accroît la servitude de l'homme en lui accordant des droits qu'il ne peut contrôler.
Il y a des auteurs en littérature qui m'ont fait prendre conscience que si on voulait véritablement changer les choses, on devait incarner les valeurs, pas juste les évoquer.
Une conscience troublée par les désirs ne peut se libérer ; et une sagesse troublée par l'ignorance ne peut se développer.
La dignité est dans la lutte, elle n'est pas dans l'issue du combat !
Le vrai génie sans coeur est un non-sens. Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie. Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l'âme du génie.