Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis.
Autrefois, un homme qui mettait beaucoup d'argent de côté était considéré comme un avare. Maintenant, il est considéré comme un phénomène.
Le monde change, et avec lui les hommes et la France elle-même. Seul l'enseignement français n'a pas encore changé. Cela revient à dire qu'on apprend aux enfants de ce pays à vivre et à penser dans un monde déjà disparu.
Tentative de définition du paradis : seul endroit de la terre d'où l'on fuit au péril de sa vie.
La jargonophasie de plus d'un psychologue ou psychiatre du front national me fait vraiment rire, nous sommes dans un monde d'expertise ou le temps et bien plus qu'une expérimentation à ces crimes de tout jour dont on connait les coupables.
Nous créons notre propre réalité par la manière dont nous choisissons de percevoir le monde extérieur.
Rien, aucune créature au monde n'est plus ridicule, et déplaisante, qu'une fille amoureuse.
Quatre sortes de personnes dans le monde : les amoureux, les ambitieux, les observateurs et les imbéciles. Les plus heureux sont les imbéciles.
Disparaître, c'est faire savoir au monde qu'il ne vaut pas un adieu.
Nous ne naissons pas libres et égaux comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça, tout le monde est content ; plus de montagnes pour les intimider, leur donner un [...] ► Lire la suite
Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour.
Les pommes de terre cuites sont tellement plus faciles à digérer que les pommes en terre cuite.
Chaque homme doit inventer son chemin.
Les femmes sont généralement stupides. Quand on dit d'une femme qu'elle est très intelligente, c'est parce que son intelligence correspond à celle d'un homme médiocre.
Il vaut mieux mendier du pain sur terre que de l'eau en enfer.
La distinction entre le vrai et le faux s'applique aux idées, non aux sentiments. Un sentiment peut être superficiel, il ne sera jamais menteur.
Je hais les indifférents. Je pense que vivre, c'est résister. Il ne peut y avoir seulement des hommes, des étrangers à la cité. Un homme ne peut vivre véritablement sans être un citoyen et sans résister. L'indifférence, c'est l'aboulie, le parasitisme et la lâcheté, non la vie. C'est pourquoi je hais les indifférents.
Le monde est amoral ; parler de morale, c'est vouloir que rien ne change.
La fidélité, pour toi, consiste à ne pas avoir plus d'un homme à la fois dans ton lit.
90% de tous les hommes de science que la terre ait jamais connus sont actuellement en vie.
Un homme courtois doit, avant d'entrer dans la mort, faire passer sa femme avant lui.
La Terre est le berceau de l'homme, mais l'homme ne restera pas toute sa vie dans un berceau.
C'est le rôle de l'artiste de s'inquiéter où le monde va.
Le sport n'est pas un objet de luxe, une activité d'oisif non plus qu'une compensation musculaire du travail cérébral. Il est pour tout homme une source de perfectionnement interne éventuel non conditionnée par le métier. il est l'apanage de tous au même degré sans que son absence puisse être suppléée.
On éprouve un plaisir qu'on n'a jamais connu avec aucune femme. La politique dévore ses serviteurs. On peut l'aimer et survivre. On peut en mourir aussi. Cela vous ronge de l'intérieur, cela vous pompe tout votre amour propre. Et l'individu qu'on a été n'est plus qu'un homme politique.
Tout homme a dans son coeur un cochon qui sommeille. Qui vivra verrrat.
Avant de devenir célèbre, je pensais qu'il n'y avait pas de fumée sans feu. Mais, il peut y avoir un feu sans fumée.
Les mains du Christ qui bénissent sont comme un toit qui nous protège. Mais elles sont en même temps un geste d'ouverture qui déchire le monde afin que le ciel pénètre en lui et puisse y devenir une présence.
Enfants, on nous montre tant de choses que nous perdons le sens profond de Voir. Voir et montrer sont phénoménologiquement en violente antithèse. Et comment les adultes nous montreraient-ils le monde qu'ils ont perdu !
Le grain de blé qui pourrit dans la terre et dans la nuit, voit-il donc le soleil ? Non, mais il a la foi. C'est pourquoi il monte, par et à travers la mort, vers la lumière... Nous, nous sommes le blé de Dieu.
Il y a au moins un mariage qui rend un homme heureux : celui de sa fille.