A la différence d'autres espèces, nous avons la capacité de façonner notre avenir.
Si le juste vit de sa foi, un philosophe doit vivre aussi de la sienne ; c'est à dire qu'il ne doit point faire dépendre de ce que penseront les autres hommes ce qu'il doit juger des choses. Il doit examiner profondément les objets.
On n'est jamais plus faible qu'au lendemain d'une victoire durement acquise, on est prêt à céder sur tous les points lorsqu'on a gagné ce qui nous semblait important.
La distinction réelle se fait entre adaptés et inadaptés : le reste est littérature.
La plupart de nous vivons dans notre tête, ressassant soucis, échecs passés et catastrophes futures. Le toucher d'une main bienveillante nous ramène dans le monde présent et nous aide à être de nouveau en phase avec la réalité.
Le présent enveloppe le passé, et dans le passé toute l'histoire a été faite par les mâles.
On ne bâtit pas un avenir sur des souvenirs et des sacrifices si beaux soient-ils.
En jugeant les autres un homme oeuvre en vain ; il se trompe souvent et tombe facilement dans le péché ; mais en se jugeant lui-même il oeuvre toujours à bon escient.
L'égoïsme des autres ne nous fait pas plus de mal que l'esprit de sacrifice de ceux qui nous aiment.
Investir dans la formation c'est conjuguer au présent mais aussi au futur le souci des hommes et le souci des résultats.
Il y a un endroit où Cuba (de Fidel Castro) se démarque des autres - c'est dans son amour pour les droits de l'homme et la liberté !
Quelle que soit la vérité, nous disposons au moins d'une certitude cristalline: c'est que notre société du toujours-plus-toujours-mieux se comporte à présent en hypocondriaque, tellement obsédée par sa propre santé économique qu'elle en a perdu la capacité de rester saine.
Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille.
Il l'aime plus que les autres, mais il lui faut les autres pour s'en rendre compte.
La plupart de nous font ce que la majorité des autres attend que nous fassions. Et c'est ainsi que nous devenons honnêtes ou criminels, ou les deux.
Il y avait même dans les théâtres et les cinémas beaucoup plus de monde qu'avant-guerre, comme si ces lieux étaient des abris où les gens se rassemblaient et se serraient les uns contre les autres pour se rassurer.
Entre le bon sens et le bon goût, il y a la différence de la cause à son effet.
Comment voudrais-tu que les autres s'intéressent à une créature qui ne trouve pas en elle de quoi jouir de sa propre société.
Ancien concept : l'amour est aveugle. Le mariage est une révélation. Nouveau concept : l'amour n'est pas aveugle - il permet simplement de voir les choses que les autres ne voient pas.
Juge combien la science a d'avantages sur l'ignorance. Les autres vices apportent quelque profit à leurs sectateurs. L'ignorance seule n'attire que du mal aux siens qui souvent paient par des effets l'offense qu'ils ont faite en parole.
En parcourant un livre de médecine, on s'imagine avoir toutes les maladies qu'il décrit, de même, en lisant l'ouvrage d'un moraliste, on découvre tous les travers qu'il signale... mais chez les autres !
S'il y a un amour pur et exempt du mélange de nos autres passions, c'est celui qui est caché au fond du coeur, et que nous ignorons nous-mêmes.
Vous ne pouvez pas forcer les autres à changer. Cependant, vous pouvez modifier à peu près tout le reste. Et généralement, cela suffit.
Deux espèces de femmes : les unes veulent avoir de belles robes pour être jolies ; les autres veulent être jolies pour avoir de belles robes.
Le général qui voit avec les yeux des autres n'est pas capable de commander une armée.
Si pauvre type que soit tel prêtre, il a toujours la supériorité sur la plupart des autres hommes de n'être pas marié.
Le passé c'est notre seule promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes. Le présent est aride et trouble, l'avenir est caché. Toute la richesse, toute la splendeur du monde est dans le passé.
En bataille, en amour, en toute chose, le lendemain est un grand jour.
Les touristes, en général, se renseignent auprès des autres touristes, qui ne connaissent guère mieux leur chemin. Cela complique toujours tout. Surtout quand on ne parle pas la même langue.
Le jardinier peut décider de ce qui convient aux carottes, mais nul ne peut choisir le bien des autres à leur place.
On ne possède pas les autre. On ne détient jamais le secret des autres avec soi.