Il faut qu'un ouvrage de l'art ait l'air non pas d'une réalité, mais qu'une idée.
On tourne une pensée comme un habit, pour s'en servir plusieurs fois.
Le mariage et la perspective d'une pensée alimentaire font parfois faire d'étranges choses aux femmes.
Laissez votre adversaire livrer le fond de sa pensée : en général, il vaut largement le dessus.
Toute idée féconde tourne en pseudo-idée, dégénère en croyance. Il n'est guère qu'une idée stérile qui conserve son statut d'idée.
Une certaine idée de l'amour est une preuve de civilisation raffinée, comme la belle prose.
Le rire doit être construit, basé sur la réalité de la vie, sur des faits communs. La folie, oui, mais avec un cadre.
Un simple moment de prédilection peut faire d'un cauchemar un rêve sans grande importance.
Inquiétude : pensée égoïste qui consiste à espérer ne pas avoir mal.
Il y a trois genres littéraires bien différents : la poésie qui est chantée, le théâtre qui est parlé et la prose qui est écrite.
Une oeuvre littéraire peut agir sur la réalité même qui lui a donné naissance.
Les grandes idées ont besoin de silence, de douceur, elles ont besoin qu'on les mette en confiance : il y a un côté réfugié politique dans une bonne idée de roman.
Des fois que le rêve et le besoin de rêver se confondent, que vient y faire la réalité ?
Imposer la démocratie à tous les pays du monde est une idée noble, mais qui dit qu'elle est le système idéal pour tous les pays ?
La plupart des anthologues de poésie ou de citations sont comme ceux qui mangent des cerises ou des huîtres, cueillant d'abord le meilleur et finissant par tout manger.
L'amour a besoin des yeux, comme la pensée a besoin de la mémoire.
La poésie en dit long et c'est vite fait. La prose ne va pas très loin et prend du temps.
L'illusion est trompeuse mais la réalité l'est bien davantage.
Le sport, c'est une très mauvaise idée : ça fait grossir quand on arrête !
La réalité est la cause principale du stress - pour ceux qui la vivent.
Hollywood ? C'est une usine où l'on fabrique dix-sept films sur une idée qui ne vaut même pas un court métrage.
Les continents se réfèrent à des valeurs différentes : la pensée en Europe, la parole dans le monde Arabe, le geste en Inde, le signe en Chine et au Japon, le rythme en Afrique.
Décrire appartient à la peinture. La poésie peut aussi, en cela, s'estimer heureuse, en comparaison de la musique ; son domaine n'est pas aussi limité que le mien ; mais, en revanche, le mien s'étend plus loin dans d'autres régions ; et l'on ne peut pas atteindre si facilement mon empire.
La pensée des anciens nous est contemporaine. Elle nous aide à débrouiller les chaos modernes et nous restitue ce qui est éternel.
Ma vie s'éteint, la vue se brouille, il ne reste plus que le souvenir. Je m'souviens d'un temps ou régnait le chaos, un temps de rêves brisés, de terres dévastées... Mais par-dessus tout, je me souviens du guerrier de la [...] â–º Lire la suite
Le mot «travail» n'existe pas dans mon vocabulaire, la comédie est un art de vivre que j'ai toujours pris au sérieux même si je fais joujou, je me déguise...
Quand je repense à mes toutes premières impressions, je me demande si le fait de grandir ne serait pas plutôt une manière de rétrécir. Si l'expérience tant vantée par les adultes, et dont ils prétendent qu'elle manque aux enfants, n'est pas en réalité une dilution progressive de l'essentiel dans les futilités banales de la vie.
La poésie rend la vie ce que les lumières et la musique font de la scène.
La poésie est élément. Elle est irréductible, incorruptible et réfractaire. Comme la mer, elle dit chaque fois tout ce qu'elle a à dire.
La poésie est une lettre d'amour adressée au monde.
- Je suis née en voyage, on m'a trouvé dans le train Baltimo-Oayo, enveloppée dans un journal, j'avais 3 jours, j'ai grandi dans des familles d'accueil, je me suis inventée des parents imaginaires. Quand j'avais 5 ans pendant une année [...] â–º Lire la suite