Les vraies études sont celles qui apprennent les choses à la vie humaine.
Si les Dieux voulaient exaucer les voeux des mortels, il y a longtemps que la terre serait déserte, car les hommes demandent beaucoup de choses nuisibles au genre humain.
La vie est une immense oeuvre théâtrale incessament coupée d'entractes secs, et d'une brève utilité.
Pour que les hommes, tant qu'ils sont des hommes, se laissent assujettir, il faut de deux choses l'une : ou qu'ils y soient contraints, ou qu'ils soient trompés.
Les défaites de la vie conduisent aux grandes victoires.
J'ai appris à entendre le silence. C'est le genre de vie que j'ai vécu : simple. J'ai appris à voir les choses chez les gens autour de moi, chez ma mère, mon père, mes frères et soeurs.
J'ai entendu une blague un jour : un homme va chez le toubib, dit qu'il est déprimé, la vie lui parait dure et cruelle. Il dit qu'il se sent tout seul dans un monde menaçant. Le toubib dit : « [...] â–º Lire la suite
Wang-Fô aimait l'image des choses, et non les choses elles-mêmes.
Rarement nous pouvons découvrir un homme qui dise avoir vécu heureux, et qui, son temps fini, quitte la vie content comme un convive rassasié.
Est-ce qu'il n'y a pas un danger de placer le plus important de sa vie après la mort ?
C'est quoi une vie d'homme ? C'est le combat de l'ombre et de la lumière... C'est une lutte entre l'espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur... Je suis du côté de l'espérance, mais d'une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté.
S'il est habituel d'être fortement impressionné par les choses rares, pourquoi sommes-nous si peu impressionnés par la vertu ?
Le mal n'a rien à voir avec la vie privée ou la morale. C'est quelque chose de plus profond, de plus difficile à atteindre.
Le problème de la vie publique, c'est d'apprendre à dominer la terreur, celui de la vie conjugale d'apprendre à dominer l'ennui.
La vie serait une comédie bien agréable, si l'on n'y jouait pas un rôle.
La vie est unique et considérable mais la mort d'une grande banalité, comme tout ce qui est fatal.
Une vie tranquille est une vie loin de tout soucis.
Une vie sans fête est une longue route sans hôtellerie.
La vie est une ombre qui marche, un pauvre acteur qui se pavane et se trémousse une heure en scène, puis qu'on cesse d'entendre.
Les riches sans sagesse sont-ils autre chose que porcs engraissés par le son ? Les pauvres qui ne comprennent rien, que sont-ils, sinon des ânes malheureux condamnés à porter la charge ?
Je deviens une véritable tombe lorsqu'on vient à me parler de ma vie privée. Je n'en lâche pas la moindre parcelle de poussière.
Je crois qu'on peut commencer sa vie en mentant, mais la finir sans mentir. Si possible. Il y a un temps pour tout.
Je me souhaite d'avoir encore 100 ans devant moi. Il y a tellement de choses à préparer pour essayer de faire que l'avenir soit meilleur. C'est un peu comme mettre sa pierre à l'édifice. On ne peut pas mettre la [...] â–º Lire la suite
Que vaut donc une vie s'il suffit de si peu pour la jouer et la perdre ?
Si nous ne trouvons rien d'intéressant là où nous sommes, nous risquons de trouver bien peu de choses dignes d'un intétêt durable là où nous désirons aller.
Travailler sur les choses pour lesquelles on est doué est très humain. Quand on a de gros biceps, on a envie de répéter un nombre infini de curls parce que c'est très satisfaisant de voir ce gros muscle fléchir. Pour [...] â–º Lire la suite
C'est beaucoup de choses l'image : une belle gueule, un beau parler, une poignée de main ferme, un regard droit, du linge bien repassé, l'air d'avoir toujours envie de se trouver là où on est et de penser profondément ce que l'on dit.
Aux petites gens, les petites choses sont grandes.
Comment voulez-vous être courageuse quand il ne vous arrive que des choses merveilleuses ?
Faites confiance à l'intelligence des hommes, il y a beaucoup de choses qu'ils n'arrivent pas à comprendre.
Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l'espoir, est une marchandise qu'on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n'est pas une matière, mais un maître !