Pour voir le futur, il faut regarder derrière soi.
Si elle était possible, chacun de nous voudrait que les pactes qui lient les autres ne le lient pas lui-même ; tout homme se regarde comme le centre de toutes les combinaisons du globe.
Chaque individu a au-dedans de soi une coalition c'est-à-dire une guerre civile. La mort est le grand pacificateur.
Pour toi poupée, je me couperais en quatre...
Qui t'a mordu sans que tu le mordes, celui-là dira de toi que tu n'as pas de dents.
Le présent, quand il accapare tout du corps, abolit le passé et ne permet pas au futur d'empiéter sur le temps.
Chaque homme est un livre dans lequel Dieu lui-même écrit.
L'homme qui a l'âme en paix n'est importun ni à lui-même ni aux autres.
Si je dors entre tes bras c'est qu'une autre que toi n'a pas voulu de moi.
Ce qu'il y a de merveilleux dans le roman, c'est qu'on peut y parler de soi tout en ayant l'air de parler des autres.
Savez-vous bien que c'est qu'aimer ? C'est mourir en soi pour revivre en autrui.
- Tu veux un amour qui te consume, tu veux de la passion et de l'aventure, et même un peut de danger. - Et toi tu veux quoi ? - Je veux que tu obtiennes tout ce que tu recherches.
Connais l'adversaire et surtout connais toi toi-même et tu seras invincible.
Ne cesse pas de reculer derrière toi-même.
Tout grand amour a en soi quelque chose d'humiliant et de risible.
Au premier baiser un univers nouveau s'ouvrira devant toi et la vie, de ses mille rayons, pénétrera ton coeur extasié.
L'amitié est un nuage transparent derrière lequel l'amour se lève dans le coeur des femmes.
Ma patrie me fait honte, et toi tu fais honte à la tienne.
Le futur se conjugue à l'imparfait pour tracer sa route.
Celui qui ne sait rien croit enseigner aux autres ce qu'il vient d'apprendre lui-même ; celui qui sait beaucoup pense à peine que ce qu'il dit puisse être ignoré.
C'est chouette cette prolongation de soi par un enfant, c'est pas la peine pour autant de se prolonger par cinq ou huit enfants.C'est ridicule...
Les mots n'existent pas seuls ; derrière eux se cachent une idée, un sentiment, un je ne sais quoi qui les meuvent...
On est une pipe qui s'allume, fume, puis s'éteint. Derrière elle ? De la fumée. Rien de plus.
Parler de soi est une impasse absolue.
Ai-je dit que maman avait peur de qui que ce fût au monde ? Non, n'est-ce pas ! Elle n'avait pas peur non plus des mots. Derrière les mots, elle cherchait la vérité et, derrière l'altruisme, elle ne trouvait personne.
Il n'est pas bon de songer à l'avenir tant que le présent offre encore son plaisir.
L'attachement à soi augmente l'opacité de la vie.
L'informatique, ça fait gagner beaucoup de temps... à condition d'en avoir beaucoup devant soi !
Pour trouver Dieu en réalité, il faut descendre jusqu'à cette profondeur de soi où l'homme n'est plus qu'image de Dieu ; là même où au jaillissement de soi, il ne se trouve plus que Dieu.
Tout mon coeur est à vous, monsieur : il vous appartient ; et avec toi il resterait, si le destin m'exilait à jamais de ta présence.
- Personne ne prends son pied la première fois. - Personne sauf toi !